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Implanter son entreprise à l’étranger : BMS International nous raconte

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BMS International est une jeune société fondée en 2016 par 2 frères jumeaux, Benjamin et Maxime, avec la volonté farouche de devenir un acteur majeur de l’e-commerce en France, en Europe et dans le monde.

En l’espace de 3 ans, la petite start-up croît de façon exponentielle, sans levée de fond, et se renforce avec le recrutement d’une équipe de choc pour épauler les deux fondateurs. Aujourd’hui ils ont accepté de partager avec MeetYourJob la raison de leur implantation à l’Île Maurice :

1 – Pourquoi avoir fait le choix de se délocaliser à l’Île Maurice ?

Dans l’E-commerce o­n peut bosser de n’importe où, tous dans des villes différentes et plus la boîte grandissait plus nous voulions être ensembles et avoir des bureaux conséquents. Donc si on allait à Paris ou à Lyon la moitié de l’équipe n’aurait pas suivi donc autant aller dans un endroit sympa.

2 – Pourquoi l’Île Maurice ?

Nous connaissions des amis entrepreneurs qui nous ont vanté les mérites l’Île. C’est un super cadre de vie, c’est top pour les enfants ici. Même s’il y avait d’autres pays encore plus intéressants pour ce secteur-là, cela collait parfaitement avec notre demande.

3 – Comment s’est passé votre installation ?

Nous sommes passés par la Société Management company qui est spécialisée dans la création d’entreprises, le service était vraiment top.

4 – Avez-vous rencontré des difficultés depuis votre délocalisation à Maurice ?

Plus compliqué de gérer les employés en France qui ne partaient pas ici même si la moitié de l’équipe nous ont suivi, ils étaient super contents. C’était aussi une galère de trouver des bureaux, car on recherchait une villa à aménager donc ce n’était pas aussi simple de passer par un agent immobilier. Après pour les démarches de VISA, ça a été facile.

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5 – Êtes-vous content de votre choix ?

Carrément, d’un point de vue pro on était sereins, le cadre est top, l’équipe top. Même au niveau perso, c’est une super expérience de vie/ un choix de vie qui s’est super bien intégré avec notre positionnement. La France ne nous a pas manqué du tout. On regrette en aucuns cas !

6 – Si vous deviez le refaire, le referiez vous ?

Oui carrément et heureusement ! On le referait sans hésiter même si quand on va dans l’inconnu on peut se dire ça va être chaud.

7 – Afin de faciliter l’implantation de votre business à Maurice, vous avez fait appel à Meet your job. Comment avez-vous trouvé MYJ ?

Un employé de la boîte a été au salon des expat à paris et c’est là qu’il a rencontré MeetYourJob.  On vous a référé à plusieurs boîtes qui ne vous connaissez pas non plus.

8 – Vous avez fait appel au service de recrutement de MeetYourJob, comment cela s’est-il passé ?

On a fait appel à vous pour la partie recrutement. On est contents, les personnes sont toujours là. Après, c’est comme tout au début on passe quelques entretiens pour bien cerner nos besoins. Si c’était à refaire on recruterait à nouveau toutes celles que l’on a recruté. MeetYourJob a compris l’esprit de la boîte et ce qu’on recherchait.

Les entreprises sont avant tout faites de personnes, découvrez tous nos témoignages d’expatriés à Maurice sur notre blog 

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De stagiaire à l’Île Maurice à expatriée : Anaïs raconte

Anaïs - S'expatrier à l'Île Maurice

A 21 ans, Anaïs décide de parcourir 10 000 kilomètres pour venir effectuer son stage à l’Île Maurice de 6 mois. Trois ans plus tard elle décide d’y retourner mais cette fois-ci, pour s’y installer.

Je décide d’aller rencontrer Anaïs dans ses bureaux à Pereybere. Souriante, dynamique et pétillante, je rencontre cette jeune expatriée qui se livre sur son expérience…

 « Je suis née en France, j’ai grandi dans la campagne profonde puis je suis allée étudier à Lille pendant 5 ans en école de commerce. Depuis toute petite, j’avais cette envie débordante d’aller vivre à l’étranger, de découvrir d’autres cultures et de m’immerger dans celle-ci. J’avais envie d’ailleurs, de traverser les frontières et d’ouvrir de nouvelles portes.

Je faisais que répéter à mes parents cette phrase (rire) « Vous verrez quand je serais grande, je partirai vivre en Australie, j’irai voir de beaux surfers et j’habiterai au bord de la mer ! ».

Et puis un jour, l’opportunité de m’expatrier à l’Île Maurice m’est tombée dessus et je vis la vie que je rêvais d’avoir quand j’avais 12 ans.  »

 

Anais - Expatriée à l'Île Maurice

S’expatrier à l’Île Maurice et rendre l’envie d’ailleurs possible

« C’est la vie qui l’a décidé pour moi (rire) ! Non plus sérieusement vivre en tant qu’expatriée à l’Île Maurice n’a pas a été un choix, mais plutôt une belle opportunité qui m’est tombée du ciel !

Pendant mes études, j’ai eu l’opportunité de partir 6 mois à l’étranger pour pouvoir apprendre l’anglais et sortir de mon confort. J’ai décidé de partir en Asie en 2015, j’étais donc barmaid en auberge de jeunesse. C’était une expérience incroyable, j’ai tellement grandi et mûri en si peu de temps. J’ai beaucoup appris sur la vie, sur moi et mes valeurs.

Puis quand je suis rentrée de ces 6 mois forts en émotion, en retrouvant mon quotidien et ma zone de confort, j’ai eu le mal du voyage. J’avais qu’une seule idée en tête : repartir.

Sur un coup de tête, j’ai décidé d’envoyer une candidature de stage à l’Île Maurice et j’ai été prise. C’est alors que l’aventure mauricienne a commencé pour moi. Je suis tombée totalement amoureuse de cette île et de ce mode de vie. C’est tellement différent de la France et c’est incroyable d’avoir l’opportunité de vivre un bout de vie sur une ile.

Ses débuts en tant que stagiaire à l’Île Maurice

Le stage était super intéressant. J’ai débuté avec le lancement de Stagissimo (devenue MeetYourJob). À l’époque la Start-up s’occupait du recrutement de stagiaires internationaux et de leur accueil à l’Île Maurice (Visa, Logement etc…).

J’étais chargée de la partie « Expérience » des stagiaires : visa, accueil, conseils bons plans, réservation de logements et organisation d’évènements pour dynamiser la communauté. Je suis restée 6 mois à l’Île Maurice et puis je suis rentrée en France pour terminer mes études.

Un an et demi plus tard, en contact régulier avec Emmanuel Maujean, le fondateur, il me propose de rejoindre l’équipe et de transformer le « pôle expérience » en Start Up; née alors SmartTraveller.mu ! Il était donc difficile de laisser passer cette belle opportunité en sortant des études et à 23 ans !

Quand je suis arrivée, on partait de zéro et je me suis investi cœur et âme dans cette aventure.

SmartTraveller.mu accompagne expatriés, entreprises, touristes et étudiants dans la préparation d’un séjour ou d’une installation à l’Île Maurice. Nous proposons notre aide pour faciliter les démarches administratives, la recherche de logement, d’un véhicule, accès aux événements musicaux et culturelles, négociation de bons plans et activités).

Un an et demi après le lancement, SmartTraveller.mu a bonne réputation et nous avons de belles perspectives de croissance et d’évolution.

Première étape de l’expatriation à l’Île Maurice : L’installation

« Comme beaucoup d’expatriés, j’ai rencontré quelques difficultés durant mon installation. La 1ère c’est l’administration (obtention du Occupation Permit), puis la logistique (achat de voiture, logement) et bien sur créer mon réseau d’ami.

Mon expérience personnelle me permet aujourd’hui de comprendre les enjeux des familles souhaitant s’expatrier à l’Île Maurice et de préparer au mieux leurs installations.

Deuxième étape dans son aventure d’expatriée : s’acclimater

« Je n’avais pas d’appréhensions particulières. Ayant eu pas mal d’expérience à l’étranger, sortir de ma zone de confort ne me fait pas peur… Mais bon, on parle quand même d’une expatriation à l’Île Maurice, à 10,000km de chez soi ! Malgré ma connaissance de l’île, tu te poses des questions : est-ce que je fais le bon choix, vais-je regretter ou être heureuse dans cette nouvelle vie ?!

Pour tout vous dire ici, tout fonctionne différemment qu’en France, il y a donc eu un petit cap à passer mais ça valait tellement le coup ! Aujourd’hui, je suis épanouie dans ma nouvelle vie.

Je suis très heureuse de ce choix, c’est une très belle opportunité dans un pays en plein boom économique et qui offre un cadre de vie agréable; il ne faut pas hésiter une seconde à sauter le pas. Et 20 ans plus tard, ce rêve que j’avais de vivre en bord de mer se réalise… Une belle opportunité qu’il faut savoir saisir au meilleur moment !

Et puis, comme on dit souvent, il vaut mieux avoir des regrets que des remords dans la vie. Au moins, j’aurai vécu cette belle aventure et si jamais ça ne me convient plus, je peux rentrer! ».

Malgré 6 mois intenses et incertains entre un déménagement, des procédures administratives stressantes et l’adaptation à un nouvel environnement (belle famille, nouveaux collègues, se trouver des amis etc…), je me sens à l’aise ! Je construis ma petite vie au fil des jours sur une île paradisiaque… Pourvu que ça dure ! »

Anaïs - Ses moments à l'Île Maurice

Quelques conseils pour s’intégrer en tant qu’expatrié

« Quelques conseils pour s’intégrer rapidement et facilement je dirais qu’il faut découvrir, sortir, profiter des festivals et tout ce que l’Île Maurice propose ! Il faut aller à la rencontre des mauriciens.

1. Se mettre à une activités: Kite, surf, plongée, trail, golf, cours d’improvisation, cours de Body Combat. Ce sont des bons moyens de se faire des premières contacts.

2. Participer aux événements, c’est l’occasion de faire de belle rencontre: IFM – Institut Francais de Maurice, Dreamers, Kaz’Out festival, Nou le morne, La Ilsa, Mama Jazz ou les expositions de ICAIO, de The Third Dot, Imaaya.

3. Participer à des évènements de réseautage et de jeux: les soirées Expat.com, CCIFM – Chambre de commerce et de l’industrie France Maurice, Frenchtech, CJD, Krakathon. Nous organisons aussi des évènements Smart Traveller et encourageons la rencontre entre les différentes personnes que nous accompagnons.

Egalement, à l’Île Maurice, les groupes Facebook fonctionnent très bien pour s’intégrer en tant qu’expatrié. Donc ne pas hésiter à poster son petit mot. »

Les idées reçues sur l’Île Maurice qui se sont révélées fausses

« Le coût de la vie moins chère. Je pensais vu que c’est une île, que le coût de la vie allait être moindre, alors que ce n’est pas forcement le cas. Par exemple le coût des voitures est très élevé et la nourriture reste comparable au prix européen pour les produits importés; il faut manger des plats typiques mauriciens.

A l’Île Maurice, c’est une vie loin des villes. Vivre à l’Île Maurice c’est surtout profiter des week-ends comme si c’était des vacances ! Les nombreuses activités de l’île restent abordables.

Anaïs - Vivre à l'Île Maurice

Ses impressions sur l’Île Maurice et sa culture

« Ma première impression en arrivant à l’Île Maurice a été la joie de vivre qui résonne sur cette île, c’est un pays communautaire avec des religions différentes qui vivent en harmonie. C’est rare, et c’est très beau à voir. Dans le bus, tu peux croiser des femmes hindous en sari à côté de femmes musulmanes portant le voile. Aucun jugement et toujours dans le respect des autres. C’est très plaisant de vivre dans une atmosphère conviviale.

1 an et demi avant de venir m’installer, j’avais fait 6 mois en Asie et je me rappelle quand je suis arrivée, le trajet aéroport – logement je me suis dis « J’ai l’impression de retourner en Asie, c’est exactement les mêmes paysages et le même dynamisme de culture avec plusieurs religions et culture qui s’alignent ». C’est quelque chose qui m’a vraiment plu, cette diversité culturelle ! »

Le moment le plus marquant lors de son arrivée :

« La chose qui m’a le plus marquée quand je suis arrivée à l’Île Maurice a été tous ces vendeurs de fruits et légumes sur le bord de la route. J’étais dépaysée, J’ai eu l’impression d’être complètement ailleurs, dans le fin fond de l’Afrique ! J’ai vraiment ressenti ce changement de pays et de continent surtout. C’est dans ce genre de petits détails que tu réalises que tu as quitté la vie d’Européenne pour la vie Mauricienne.   »

Ses lieux préférés à l’Île Maurice :

« C’est une île magnifique qui regorge de lieux incroyables ! J’aime beaucoup les lieux naturels ou sauvages comme Eau Bleu, Otentic, la superbe plage de Pointe d’Esny, les ruines de l’île d’Ambre ou encore le Soufleur qui reste toujours aussi majestueux même après 1 an et demi.

Plus typique, un lieu où je vais régulièrement et que j’aime faire découvrir, c’est le restaurant le Dalon à Grand Baie. Ils font de très bons burgers de Cerf ! Lorsque j’ai des amis ou de la famille qui viennent, c’est le premier restaurant dans lequel je les emmène. Je vous le recommande fortement !! (rire) »

Anaïs - Ses lieux préférés

Ce qu’elle apprécie chez les Mauriciens :

« Ce que j’apprécie fortement chez les Mauriciens, c’est leur générosité. Ils sont très ouverts et vous pourrez facilement venir passer un moment chez eux pour rencontrer leur famille ou découvrir leur culture. »

Ce qu’elle apprécie moins à Maurice :

« Ce que j’apprécie moins chez les Mauriciens c’est leur conduite (rire) !!

Lorsque je suis arrivée à l’Île Maurice, pour être un minimum autonome, je devais avoir la voiture. J’ai vraiment mis six mois, avant d’être totalement à l’aise sur les routes. La conduite Mauricienne, c’est sportif !   »

Ce qu’elle aime à Maurice :

« Ce que j’aime par-dessus tout à l’Île Maurice, c’est la liberté, se sentir libre de nos faits et gestes. Souvent avec mon copain après une longue semaine de travail, on se regarde et on se dit « On se fait un week-end surf à Tamarin où on va kiter à Anse-la-Raie ».

Ce sont des choses que je n’aurais jamais ou difficilement pu faire en France.

La semaine on ne se rend pas compte plus que ça du cadre puisque tu es dans la routine du travail. Mais le week-end c’est des vacances ! Il fait beau tout le temps, la plage est à proximité. Vivre ici, c’est un fort privilège quand tu n’as pas grandi en bord de mer. »

Être expatriée, c’est savoir gérer le manque de son chez soi

« Outre ma famille et mes amis, ce qui me manque le plus, c’est de me balader. Flâner dans les rues, regarder les magasins, boire un verre avec tes amis après le travail. Cette ambiance ville, se perdre dans les petites rues, etc. Ici, c’est complètement différent ! À part faire des randonnées, tu ne pratiques pas beaucoup la marche. Tout ce fait en voiture ou bus. »

Anaïs - L'Île Maurice, une destination formidable

S’expatrier à l’Île Maurice, une aventure à refaire ?

« Si quelqu’un me re-propose de venir s’expatrier à l’Île Maurice, je le referais 100 fois à 300% !  C’est une belle expérience que je recommande à tout le monde. Ça vaut le coup d’être tenté !

C’est avant tout une expérience personnelle ! Tu apprends beaucoup sur toi et ta vision de la vie change également. Tu prends plus le temps d’apprécier ce qui s’offre à toi. Etant jeune, c’est le meilleur moment pour s’évader et découvrir de belles choses loin du cocon familial.  »

Anaïs - Avis sur l'expatriation à l'Île Maurice

Une anecdote à partager ?

« La première anecdote à laquelle je pense est celle de mes premiers moments à l’Île Maurice en stage en 2016 ! Quand je suis arrivée pour faire mon stage, Emmanuel le CEO de Stagissimo m’avait recruté pour travailler et améliorer l’expérience des stagiaires. Notamment sur le fait que le trajet aéroport-logement se passe au mieux ! Ce jour là, Manu était chargé de venir me chercher à l’aéroport sauf, qu’il n’est jamais venu me chercher (rire). Il m’avait complétement oublié ! J’avais 12 heures de voyage dans les jambes, à 7 heures du matin je me suis retrouvée toute seule à attendre à l’aéroport… Tout s’est bien terminé heureusement et cela ne m’a pas empêché d’adorer mon expérience ! Aujourd’hui, on rit de cette histoire, j’aime bien le charrier sur ça. »

Ses quelques conseils sur l’expatriation :

« Si vous souhaitez vous installer à Maurice, je vous recommande de venir y séjourner entre Juillet et Aout. Si vous aimez l’hiver mauricien, vous adorerez l’été! Ca vous permettra de préparer au mieux votre futur installation.

Je recommande aux expatriés d’opter pour un logement d’appoint les 2 premiers mois, le temps de découvrir les différentes régions et de trouver un logement qui leur correspond.

Il y a également plusieurs sites pour s’informer ou se faire accompagner sur une installation à l’Île Maurice ; www.expat.com, www.visamauritius.com, www.guide-maurice-accueil.com et bien sur nous serions ravis de vous aider avec www.smarttraveller.mu/

Je conseillerais également de trouver un emploi ou d’ouvrir son entreprise en amont car c’est essentiel pour obtenir son Occupation Permit.

Également se renseigner un minimum ! Demander des conseils à une communauté déjà présente. Ce n’est pas la première chose à laquelle tu penses mais cela peux aider grandement !

Se renseigner sur le coût de la vie, comme le logement, les transports ou le prix des voitures qui est tout de même élevé, la vie quotidienne, les meilleurs bons plans, ça permettra de connaître un peu les endroits où il est bon pour s’installer.

Souvent les expatriés s’installent au nord vers Grand Baie, à l’ouest vers Flic en Flac ou dans le centre à Moka. Il faut cependant se renseigner en amont pour savoir où rechercher en fonction de son lieu de travail (car oui, le transport pour aller travailler doit être pris au sérieux ici !)

Et sans oublier les questions utiles mais parfois difficile à répondre :

  • Comment obtenir mon Occupation Permit ou créer son entreprise ?
  • Quelles sont les taxes et impôts ?
  • Assurance voyage, santé, CFE et cotisation retraite
  • Ouverture de compte bancaire, comment rapatrier ses fonds personnels à l’Île Maurice

Pour toute ses questions administratives il est bon d’être accompagné ! »

Ses perspectives d’avenir à l’Île Maurice

« Concernant ma carrière professionnelle, pour l’instant je suis bien chez Smarttraveller.mu et c’est un projet qui me tient vraiment à cœur ! La start-up grandie de jour en jour avec MeetYourJob également. On forme une belle équipe.

Au niveau personnel, je vais continuer de vivre mon expérience d’expatriée pleinement, continuer à me construire mon réseau, approfondir mes compétences en kite et surf, voyager et de profiter de ma jeunesse. On vit au jour le jour et on verra bien ce dont est fait de demain !

Pour le moment, je suis bien à l’Île Maurice et je ne suis pas fermée à d’autres opportunités professionnelles. S’il faut repartir s’expatrier dans un nouveau pays, je suis prête ! Je l’ai fait une fois, je pourrais le refaire cent fois.

À long terme, j’aimerais ouvrir une auberge de jeunesse ou un petit café / restaurant avec des ventes de cupcakes, cookies, produits locaux ou des bijoux faits mains. Pourquoi pas ouvrir un concept store à l’Île Maurice ou ailleurs… Tout est encore devant moi ! »

 

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Faire un stage à l’étranger : Élodie raconte son expérience

Stage à l'étranger - Elodie

Il y a deux ans, Élodie, décide de faire un stage à l’étranger et part à l’Île Maurice pour faire valider sa troisième année en école de communication. Stressée et anxieuse à l’idée de se lancer dans l’inconnu, elle en sortira grandie et changée. Elle nous livre son expérience Mauricienne …

Peux-tu te présenter ?

Je m’appelle Elodie, j’ai 22 ans et je viens de Paris. Je suis en Master 2 Influence et Stratégies de l’Evénement à l’ISCOM Paris, école que j’ai intégrée en post-bac. Actuellement, j’effectue ma dernière année d’étude en alternance chez BNP Paribas Banque Privée au sein des Relations Publiques. J’ai une grande appétence pour l’événementiel, les relations publiques et plus globalement la communication.

Pourquoi as-tu décidé de faire un stage à l’étranger ?

Stage à l'Île Maurice - Élodie

En troisième année à l’ISCOM, nous sommes obligés d’effectuer un stage à l’étranger d’une durée de 4 à 6 mois. Alors que tous mes amis cherchaient un stage en Europe (Londres, Barcelone, Bruxelles,..), de mon côté, je voulais absolument partir loin. J’avais toujours vécu chez mes parents. Je n’avais jamais eu l’occasion de quitter le cocon familial pour partir vivre dans une autre ville. Partir dans un autre pays était pour moi une réelle chance mais aussi un vrai challenge personnel. C’était l’occasion de sortir de ma zone de confort, quitter ma routine quotidienne et découvrir un pays encore inconnu.

Après des recherches pour partir en Australie, Amérique du Sud, ou Thaïlande, j’ai finalement eu l’opportunité d’effectuer un stage à l’Île Maurice. Je n’ai pas hésité une seule seconde. C’était pour moi le stage à l’étranger de rêve dans le pays de rêve. À l’époque, je ne connaissais pas bien l’Île Maurice. Je savais juste que ce pays ressemblait à une vraie carte postale !

Comment as-tu démarré tes recherches pour trouver un stage à l’Île Maurice ?

Trouver un stage à l’étranger n’a pas été simple. D’autant plus que je suis mauvaise dans les langues étrangères. J’ai envoyé de nombreuses candidatures spontanées dans différentes entreprises. Mon seul critère était le soleil. Je voulais absolument partir dans un pays lointain avec beaucoup de soleil ! Il s’est avéré qu’une de mes connaissances avait quelques contacts sur l’Île Maurice. C’est ainsi que j’ai connu MeetYourJob. Il y avait un poste qui se libérait en tant que Responsable Logistique et Evénementiel. J’ai tout de suite sauté sur l’occasion !

Es-tu passée par un organisme pour trouver ce stage à l’étranger ?

Non, je n’ai utilisé aucun organisme pour trouver un stage. Bien souvent, ces structures sont payantes et coûtent extrêmement cher. Je n’avais pas envie et surtout pas les moyens de passer par un tel organisme. C’est peut-être pour cela que mes recherches ont été plus compliquées et longues que prévu. (Remarque : Stagissimo by MeetYourJob vous permet trouver un stage à l’Île Maurice et à l’étranger sans frais d’agence.)

Dans quelle entreprise étais-tu ?

J’ai travaillé au sein de MeetYourJob durant 4 mois. J’ai effectué mon stage de septembre à décembre 2016.

Quelles ont été tes missions lors de ton stage à l’Île Maurice ?

Je travaillais dans le département Expérience, aujourd’hui devenu SmartTraveller. Ma mission principale était d’accompagner les stagiaires sur l’Île en leur proposant des expériences inédites. Au quotidien, je devais trouver des idées d’événements destinés aux stagiaires, des idées d’activités qui pourraient plaire au plus grand nombre. L’objectif était de leur faire découvrir l’Île Maurice sous un autre angle et renforcer la communauté de stagiaires et les liens entre eux. Cette mission me demandait également un gros travail de négociation de partenariats et gestion des relations avec des partenaires afin de toujours trouver les meilleures activités à proposer sur l’Île.

C’était pour moi un pur plaisir de réaliser ces missions. Cela m’a permis de découvrir l’Île Maurice et faire de nombreuses rencontres. Imaginer et créer des événements pour les stagiaires (qui étaient mes potes au passage) était vraiment le job parfait !

Mon intégration au sein de MeetYourJob s’est extrêmement bien passée. L’équipe est bienveillante et la bonne humeur est toujours au rendez-vous !

Stage à l'Étranger - Elodie et son aventure

Que retiens-tu de ton expérience à l’Île Maurice ?

Cette expérience m’a apporté énormément, que ce soit sur le plan professionnel ou personnel. Au travail, c’était très enrichissant de connaître d’autres modes de travail et s’intégrer dans un tout nouvel environnement. Sur le plan personnel, j’ai également beaucoup appris. Faire mon stage à l’étranger m’a fait gagner énormément de confiance en moi et de maturité. Maurice a réellement été un pays coup de cœur pour moi ! J’ai adoré les paysages, le soleil, la culture, la population et toutes les richesses de ce pays. On peut y faire 1000 activités, on ne s’y ennuie jamais !

Si tu devais le refaire, le referais-tu ?

Sans hésiter ! Effectuer un stage à l’étranger c’est le genre d’opportunité qui n’arrive pas tous les jours.

Recommanderais-tu a ton entourage d’effectuer un stage à l’étranger ?

Bien sûr. Et pas seulement à mon entourage ! Partir à l’étranger pour un stage ou un job est une expérience incroyable ! Il faut vraiment le vivre pour comprendre.

Stage à l'Île Maurice - Elodie

Ce stage à l’Île Maurice a t-il modifié tes projets d’avenir ?

Totalement. Avant, j’étais trop peureuse et trouillarde pour m’imaginer partir seule à l’étranger et encore plus pour y vivre. Depuis mon retour de l’Île Maurice, je rêve que d’une chose : repartir à l’étranger ! Avant, je n’avais jamais pensé à partir travailler et vivre à l’étranger sur le long terme. Maintenant j’y songe de plus en plus. Je commence à m’intéresser petit à petit aux pays dans lesquels je pourrai trouver du travail.

Que fais-tu aujourd’hui ?

En septembre, je finirai mon alternance chez BNP Paribas Banque Privée et également mes études. Il est temps pour moi de commencer ma petite vie professionnelle.

Et maintenant, quels sont tes projets ?

C’est le genre de question qui me met la pression… Honnêtement, je ne sais pas du tout. Je suis totalement indécise. Je suis partagée entre le fait de repartir voyager à l’étranger, découvrir de nouveaux pays et nouvelles expériences ou retourner à Maurice et trouver du travail pour m’y installer ou encore rester en France et trouver un CDI / CDD dans l’événementiel.

Chaque jour je change d’avis, donc pour le moment je me laisse porter en attendant, une autre très belle opportunité.

Quoiqu’il arrive, je mets un point d’honneur sur le fait que je veux vivre dans un pays / ville qui me correspond à 100% et trouver un travail qui m’épanouit au quotidien !

 

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Stage à l’étranger: Marine et son aventure à l’Île Maurice

À 23 ans Marine décide de vivre une expérience unique, faire un stage à l’étranger : elle part donc 6 mois à l’Île Maurice et elle nous partage dans cet article son expérience… 

Je m’appelle Marine, j’ai 23 ans et je suis originaire du Jura ! Je suis diplômée du Bachelor Marketing & Business de la Burgundy School of Business et j’effectue actuellement mon master à Montpellier Business School avec un parcours orienté Marketing.

Durant mes 3 années d’études à BSB, j’ai eu l’opportunité de réaliser 3 stages en France. Lors de ma dernière année, j’ai réalisé un semestre d’échange Erasmus à Ljubljana. Ça été une expérience très riche, la Slovénie est un tout petit pays mais où il y a plein de choses à faire et la vie n’est pas chère ! Durant ces 6 mois, j’ai beaucoup voyagé dans les pays voisins, c’est de là que j’ai eu le goût de l’aventure. J’ai validé mon Master 1 à Montpellier Business School l’année dernière et je suis actuellement en année de césure.

 

Pourquoi as-tu décidé d’effectuer un stage à l’étranger ?

Dans le cadre de mon année de césure, je devais réaliser un stage de 6 mois. Ayant jusqu’à présent réalisé uniquement des stages en France, je souhaitais donc réaliser un stage à l’étranger pour compléter mon CV et vivre une nouvelle expérience. Aujourd’hui, pouvoir justifier d’une expérience professionnelle à l’étranger représente un réel atout sur un CV, montrant une capacité d’adaptabilité et une certaine curiosité. De plus, mon semestre à Ljubljana m’a donné le goût du voyage, l’envie de partir et découvrir d’autres horizons. C’était donc un réel souhait d’effectuer mon stage à l’étranger.

Comment as-tu démarré tes recherches pour ce stage à l’Île Maurice ?

Je n’avais pas de pays en tête où je voulais absolument partir, mais je n’étais pas très attirée par les destinations clichées comme les Etats-Unis, l’Angleterre ou encore l’Espagne. Étant sensible à l’univers de la santé et des cosmétiques, j’ai donc ciblé mes recherches en fonction du secteur d’activité. J’ai effectué mes recherches sur le site JobTeaser, il y avait très peu d’offres dans ce domaine jusqu’au jour où je suis tombée sur celle des Laboratoires Mascareignes à Maurice, une destination improbable pour un stage ! Je me suis ensuite rendue sur le site MeetYourJob pour pouvoir postuler à l’offre. Le lendemain, j’avais déjà obtenu un retour et j’ai eu un premier entretien avec l’équipe de MYJ très rapidement.

Es-tu passée par un organisme pour trouver ce stage ?

Je suis passée par MeetYourJob pour ce stage à l’Ile Maurice. C’était la première fois que je passais par ce système, j’étais donc un peu septique au début mais j’ai été très vite convaincue par les prestations et l’accompagnement proposés.

Pourquoi MeetYourJob et pas d’autres prestataires ?

J’avais trouvé cette offre de stage qui m’intéressait beaucoup, je me suis donc rendue sur le site de MeetYourJob pour pouvoir postuler. Aucun frais n’étant requis, j’ai donc tout de suite envoyé ma candidature. Ensuite, je me suis renseignée sur cet organisme, j’ai consulté les réseaux sociaux et le blog de MYJ pour en apprendre plus quant à l’expérience des stagiaires à Maurice. En parcourant le blog, je suis tombée sur l’interview d’un stagiaire originaire de la même région que moi. Le monde est petit ! Je l’ai alors contacté pour échanger sur son expérience et son ressenti sur les différentes prestations qu’offre MYJ. J’ai été très vite rassurée et emballée à l’idée de réaliser mon stage à l’étranger là-bas, je me suis donc lancée dans cette aventure !

Dans quelle structure étais-tu ?

J’ai effectué mon stage au sein des Laboratoires Mascareignes, entreprise spécialisée dans la production et la commercialisation de soins dermo-cosmétiques naturels pour des problèmes de peau très ciblés : psoriasis, eczéma et acné. Il s’agit d’une petite entreprise composée de deux employées permanentes. L’ambiance était très conviviale et détendue, des conditions de travail idéales pour réaliser un super stage !

Stage à l'étranger - Journée à Blue Bay

Qu’elles ont été tes missions lors de ton stage à l’Île Maurice ?

J’ai effectué un stage de 6 mois en tant qu’Assistante Marketing et Administrative. Mes missions étaient très diversifiées avec trois grands axes de travail : l’administratif, le commercial B to C et service client, et le marketing. Ces trois axes de travail m’ont permis d’avoir des missions variées et à responsabilités, contribuant à un stage complet et très formateur. Ma mission principale était la gestion du service client par mail et par téléphone, dont j’en ai pris l’entière responsabilité durant mon stage à l’étranger. De plus, j’avais pour mission de développer et d’entretenir les réseaux sociaux ainsi que le blog de l’entreprise. À mon arrivée, les Laboratoires étaient en pleine effervescence sur le marché français, les tâches étaient donc multiples et nombreuses.

Que retiens-tu de ton expérience à l’Ile Maurice ?

Réaliser un stage à l’Ile Maurice a été une expérience des plus improbables. Il s’agit d’une destination connue pour ses paysages paradisiaques mais non pour ses opportunités professionnelles. Cette expérience a été très riche professionnellement grâce à un stage très formateur dans une entreprise familiale à l’ambiance chaleureuse. Sur le plan personnel, réaliser mon stage à l’Île Maurice a été une expérience très riche culturellement et humainement. C’est une destination idyllique mais où le mode de vie est très différent de la France, auquel je me suis vite adaptée. J’ai découvert une nouvelle culture et une nouvelle façon de vivre, ce qui m’a permis de prendre du recul sur mon petit confort français et de vraiment prendre conscience des priorités. Durant ces 6 mois, j’ai pu faire de très belles rencontres. J’ai partagé mon quotidien avec d’autres étudiants français, nous formions ensemble la communauté de stagiaires SmartTraveller.

 Si tu devais le refaire, le referais-tu ?

Sans aucun doute je referais cette expérience !!! Seul point négatif : les moustiques qui m’aimaient beaucoup trop !

Recommanderais-tu a ton entourage d’effectuer un stage à l’étranger ?

Je recommande vivement à tout étudiant de vivre une telle expérience ! Réaliser un stage à l’étranger a été pour moi une expérience des plus enrichissantes, j’ai grandi professionnellement mais surtout personnellement. Réaliser un stage à l’étranger c’est une opportunité à saisir et une expérience à vivre pendant ses études !

Ce stage a t-il modifié tes projets d’avenir ?

Ce stage à l’Île Maurice a au contraire confirmé mes projets. C’était ma seconde expérience dans le secteur des cosmétiques, un univers qui me plaît beaucoup et dans lequel je souhaite m’orienter. De plus, j’ai toujours eu en tête de vouloir réaliser un VIE une fois diplômée. Cette expérience à Maurice m’a permis de me conforter dans mon projet professionnel et a renforcé mon côté globe-trotteuse !

Marine à l'Île Maurice

Que fais-tu aujourd’hui ?

À mon retour en France, dans le cadre de mon second semestre d’année de césure, j’ai réalisé un engagement solidaire. J’ai effectué une mission de 4 mois au sein de l’Association des PEP 39 en tant qu’animatrice dans un centre de vacances dans le Haut-Jura. Je viens de terminer ma mission et je suis actuellement à la recherche d’une alternance pour mon Master 2 à la rentrée.

Et maintenant, quels sont tes projets ?

Pour le moment, je termine mes études en réalisant mon Master 2 en alternance. Une fois diplômée, je souhaite réaliser un VIE d’un an. Je n’ai pas de destination précise, mais j’aimerais bien découvrir l’Amérique du sud ou repartir dans les îles où le cadre de vie est idyllique. Je n’hésiterais pas à faire appel à MYJ, j’aurais grand plaisir à revenir à Maurice !

Stage à l'Étranger - Marine sur le toit du monde

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{DOSSIER} S’expatrier à l’Île Maurice : Témoignage d’une famille qui a sauté le pas !

Il y a trois ans Astrid, 37 ans, maman de trois enfants décide avec son mari de changer de vie, de quitter Paris et de venir s’expatrier à l’Île Maurice. Une expérience unique qui a bousculé leur vision du monde et cassé leur quotidien. Nous sommes allés à sa rencontre, dans son lieu préféré Mauricien : La Terrasse à Mapou.

C’est un petit café où la quiétude et la sérénité règnent sous l’ombre des cocotiers. Situé en face du château de Labourdonnais, cet endroit mythique regorge d’histoire, d’échange et de rencontre.

Autour d’un café et entouré du chant des oiseaux, Astrid se livre sur son expérience d’expatriée…

« Je suis Parisienne dans l’âme, j’ai toujours vécu là-bas. Il y a 16 ans, j’ai rencontré mon mari Guillaume sur Paris, nous avons eu trois petites filles dont une qui est née à l’Île Maurice.

À Paris, je travaillais dans le domaine du marketing digital en agence média et chez l’annonceur et Guillaume était dans l’immobilier.

À un moment de notre vie nous avons eu envie de vivre quelque chose de nouveau, de découvrir une nouvelle culture et de s’immerger dans celle-ci. Nous avons eu envie d’ailleurs. Nos deux filles alors âgées de 2 et 4 ans étaient encore petites c’était donc le moment de vivre cette expérience unique et de sauter le pas.

Nous voulions quitter la région Parisienne et aller s’installer en province mais cela m’a fait peur. Nous pensions depuis un moment à partir s’expatrier à l’étranger et un matin on s’est dit « On saute le pas. C’est le moment. » ». L’expatriation était alors une évidence.

 

S’expatrier à l’Île Maurice et rendre l’envie d’ailleurs possible

« Le frère de mon mari s’est lui aussi expatrié à l’Île Maurice, il y vit depuis 17 ans. Il nous a vendu tous les mérites de cette jolie île et nous a séduit. Savoir que nous avions déjà de la famille dans notre nouvelle vie de famille expatriée était important pour nous.

Notre décision de s’expatrier a pris 9 mois, le temps de préparer notre projet, d’avoir un plan et de bien se renseigner. Le plus compliqué a été les deux derniers mois avant le grand départ, on passait notre temps à dire « au revoir », à pleurer, à stresser et à se demander si on ne faisait pas une erreur. Dans ces moments, il faut savoir foncer, c’est extraordinaire de vivre comme ça.

Le premier jour où nous sommes arrivés sur le tarmac de l’aéroport à l’Île Maurice on s’est regardés avec mon mari en tenant nos filles dans nos bras en se disant « We Did It ! ». On a réussi à le faire, on vient de s’expatrier avec toute la famille à l’Île Maurice.« 

 

L’installation de notre famille à l’Île Maurice

« Nous avons eu beaucoup de chance car mon beau-frère et ma belle-sœur avait une maison disponible pour nous le temps de trouver notre cocon et de s’acclimater à notre nouveau pays.

Ce qui m’a frappé c’est la maison dans laquelle nous avons emménagé, elle était en bord de mer et c’était incroyable. Auparavant, je n’ai toujours que connue la vue sur les immeubles. Je me rappelle de ce moment précisément où nous venions d’arriver, les bagages n’étaient pas encore défaites, je me suis mise sur la terrasse en contemplant la mer et là j’ai réalisé qu’une nouvelle vie s’ouvrait à moi. La chaleur réchauffait ma peau et l’air marin caressait mon visage. C’était comme un nouveau souffle.

L’installation de notre famille à l’Île Maurice s’est faite simplement et nous n’avons pas rencontré de grandes difficultés. Ce qui est rare car je sais qu’à l’Île Maurice il très compliqué de trouver une maison, les prix sont très élevés et les biens ne sont pas de qualité.

J’ai beaucoup d’amis expatriés qui viennent pendant une semaine quelques mois avant l’installation du jour-J pour trouver LA maison. Ils en visitent environ une vingtaine avant de trouver une maison qui leurs correspondent et répondent à leurs attentes. Le marché de l’immobilier n’est pas si évident à l’Île Maurice, nous avons eu beaucoup de chance. »

 

Les premiers pas de notre famille expatriée

 

« Nos filles se sont très rapidement acclimatés à l’Île Maurice. Ici, c’est le paradis pour les enfants. Elles vont à l’école française du Nord, sous les palmiers, entouré de végétation et du chant des oiseaux. Pour elles, c’est une expérience incroyable de vivre ça dès leur jeune âge. 

Lorsque notre famille est arrivée, je ne disposais pas encore du WorkPermit mais mon mari oui. Je suis restée pendant 1 an à m’occuper de mes filles, à profiter pleinement de cette nouvelle vie d’expatriée qui s’offrait à nous. »

 

Nouveau challenge : Retrouver le chemin du travail

« Après quelque temps, j’ai trouvé un emploi dans une agence de communication à Mapou en tant que brand manager. Ça a été très facile pour moi de retrouver un poste dans mon secteur car ici ils recherchent beaucoup de talents dans le marketing digital. Les sociétés comme MeetYourJob vous permettent de trouver simplement un emploi sur l’Île Maurice.

Pour mon mari, les débuts ont été plus compliqués pour retrouver du travail dans la promotion immobilière car il faut avoir du réseau, connaître les lois du pays sur le bout des doigts et savoir s’adapter rapidement à ce changement. Ce n’est qu’après 3 ans, qu’il a commencé réellement à pouvoir développer son activité comme il le souhaitait. Ici, on dit beaucoup que les mauriciens ont une méthode de travail anglo-saxonne. C’est très enrichissant car on peut avoir des points de vues et des méthodes qui sont différentes. S’expatrier à l’Île Maurice, permet de voir les choses autrement, c’est ce que nous sommes venus chercher ici. »

 

S’expatrier à l’Île Maurice, c’est savoir aussi s’intégrer à un nouvel environnement  

 « Nous avons été très bien accueillies, les mauriciens sont très chaleureux et ouvrent leurs portes facilement. Avoir des enfants nous a permis de nous créer un réseau et de se faire des amis très rapidement. La plupart de mes amis, je les ai rencontrés par le biais de l’école de mes filles.

Si je pouvais donner des conseils pour s’intégrer rapidement dans un pays ça serait d’amener vos enfants à l’école si vous en avez, c’est essentiel à votre intégration. Allez dans des clubs de sports, faites des sorties bateau ou des cours de yoga pour rencontrer du monde et surtout n’hésitez pas à solliciter des associations et aller chercher des groupes Facebook. Par exemple à l’Île Maurice, vous pouvez contacter l’association «  Maurice Accueil » permettant aux expatriés français de pouvoir faire des rencontres.

De manière générale, il est relativement simple de faire des rencontres à l’Île Maurice car ici beaucoup d’expatriés sont « sans famille ». Tout les expatriés cherche à élargir leur réseaux professionnel ou bien personnel. »

 

Savoir se reconnecter à l’essentiel  

« Aujourd’hui, nous vivons une vie complètement différente et c’est extraordinaire ! C’est tellement enrichissant, nous faisons chaque jour de nouvelles rencontres. Nous avons quitté notre maison provisoire chez mon beau-frère et ma belle-sœur et nous nous sommes installés à Roches-Noires. Nous nous sommes exilés dans la Maurice profonde (rire) car je voulais avoir une maison en bord de mer à un prix raisonnable. Quand tu sais qu’il y’a encore trois ans, tu étais dans un appartement et qu’aujourd’hui tu es en bord de mer, c’est incroyable.

Nous sommes sur la plage et nous vivons beaucoup plus sainement. Nous essayons de réduire nos déchets au maximum, de ne pas être dans la surconsommation et de manger local. Ici, nous sommes en contact direct avec la nature et nous nous reconnectons à l’essentiel. Aujourd’hui nous avons une réelle conscience environnementale que nous avions moins à Paris.

Il y a beaucoup de personnes qui disent que l’Île Maurice est une terre initiatique, c’est-à-dire que nous venons ici pour chercher quelque chose au fond de soi, faire un travail sur soi et mieux se comprendre. Et je confirme ! Au delà de l’expatriation, cette île m’a beaucoup apporté et m’a permis de me redécouvrir. Depuis je me suis mise au yoga et à la méditation. C’est canon comme expérience de vie et il ne faut surtout pas hésiter à se lancer !« 

 

Savoir peser le pour et le contre

« La vie d’une famille expatriée, n’est pas toute rose non plus. Il y a des avantages et des inconvénients comme partout. Tout d’abord la vie est très chère ici. Je pensais que nous allions pouvoir vivre plus aisément qu’à Paris alors que ce n’est pas le cas. J’ai perdu en pouvoir d’achat en vivant à l’Île Maurice.

Les écoles sont privées et les voitures sont chères, nous payons également une assurance très élevée pour être assurés ici et en France. Mon panier de course est quasiment deux fois plus cher qu’en France alors que nous essayons au maximum de consommer local et de ne pas être dans la surconsommation.

S’expatrier à l’Île Maurice avec toute une famille est chère, les billets sont très élevés. Nous rentrons au moins une fois par an en France et nous en avons pour au minimum 4 000 euros de billets aller-retour (2 adultes, 2 enfants, 1 bébé), alors qu’auparavant jamais nous ne dépensions autant pour des vacances. Il y a quelques inconvénients comme partout mais nous levons ces barrières pour pouvoir profiter à fond de cette expérience.

 Avant de s’expatrier à l’Île Maurice, nous avions fixé une règle avec mon mari. Se dire que s’il y en a un de nous qui ne se retrouve plus dans cette vie, qu’il ne se sent plus à sa place et que cette sensation persiste, on arrête.

Cette expérience durera le temps qu’il faudra, nous profitons de chaque instant et vivons le moment présent. »

 

« Ce que j’apprécie le plus dans mon expatriation à l’Île Maurice c’est la lumière. En été, il fait jour à 5h15 et c’est très agréable. Le ciel est clair et la lumière est forte. On peut presque voir la voie lactée à l’œil nu et nous avons l’impression que si nous levons les bras au ciel nous pouvons toucher les étoiles. En février, je suis rentrée à Paris, pendant 10 jours il a fait gris non-stop. J’avais qu’une seule envie, c’était de rentrer sous le soleil !

Ce que je regrette le plus de la France c’est l’anonymat. Ici c’est un petit village, tout le monde se connaît. Si un jour vous avez envie d’aller boire un café et de croiser personne, c’est impossible. Parfois c’est appréciable et parfois ça l’est moins. Quand je rentre en France, c’est que j’aime faire c’est être anonyme. Me poser à une terrasse de café et croiser des millions d’inconnus.

La deuxième chose qui me manque le plus à l’Île Maurice, c’est de pouvoir marcher dans les rues pendant des heures. Ici, les routes ne sont pas adaptées pour les piétons, il n’y a pas de trottoirs et nous sommes obligés de prendre la voiture.

J’aime bien ce côté expérimental, où tu te dis que tu vis une vie différente.

Parfois la vie Parisienne me manque mais nous savons que c’est un temps. Guillaume à ses petites habitudes, il vit les choses différemment. Il a son boulot, le kytesurf, la maison et ça lui suffit. Parfois je lui demande « Pourquoi on ne rentrerait pas un jour ? », il me répond que oui parce que ça lui manque. Mais on fait tellement de choses ici qui sont impossible à Paris (rire), comme des barbecues, des sorties bateaux, des apéros sur la plage… On vit le moment présent. En 3 ans nous avons vécu tellement de choses, je ne les ai pas vus passés. De plus, la famille s’est agrandie, nous avons eu une petite fille ! C’est magique !

Je referais cette expérience mille fois, les yeux bandés si cela était possible ! Je ne regrette absolument rien, bien au contraire. »

Conseiller

« Si je devais conseiller quelqu’un sur son expatriation à l’Île Maurice je lui dirais dans un premier temps de foncer et de ne pas hésiter à vivre cette expérience unique ! De bien se renseigner au préalable sur le coût de la vie, les écoles. De ne pas hésiter à aller chercher des groupes Facebook, des groupes d’expatriés et de parler avec des personnes sur place pour avoir leur ressenti. Il faut surtout se créer un plan avant de partir et déterminer vos projets sinon vous pouvez très vite déchanter en arrivant sur place. Après avoir passé toutes ces étapes, il faut juste profiter, être ouverts, être qui vous êtes et rencontrer du monde. « 

Se projeter

« Cette nouvelle vie m’a permis de me fixer de nouveaux objectifs et d’ouvrir de nouvelles portes. Aujourd’hui, j’ai choisi de me lancer dans un nouveau projet professionnel que je voulais faire depuis quelques temps, ce n’était pas le moment mais là ça l’est. Je me renseigne pour faire une formation en life coaching pour devenir à terme free-lance en life coaching.

L’Île Maurice est pays extraordinaire qui m’a aidé à me reconnecter avec moi-même et avec la nature. Nous avons une chance folle de pouvoir vivre cette expérience unique et nous profitons de chaque moment ! Je conseille à tout le monde de ne pas hésiter à vivre cela !

Vous en ressortirez changés avec une grande ouverture d’esprit et un regard différent sur le monde ! »

 

 

 

 

 

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14 stagiaires de Mayotte dans des hôtels de renom à l’île Maurice !

Grâce à Somahazi et avec l’aide de Smartraveller, nous sommes heureux d’accueillir à Maurice 14 stagiaires venant de Mayotte. Anfaïta et Nadjati nous livrent leurs premiers témoignages.

Depuis le 26 décembre 2018, ces 14 demandeurs d’emploi sont en formation d’Assistant en Service Hôtelier (ASSHO) avec l’organisme de formation Somahazi à Mayotte. Pour leur stage pratique, ils auront l’opportunité de travailler pendant deux mois dans des structures hôtelières Mauriciennes renommées et soigneusement sélectionnées par MeetYourJob.

Pourquoi le choix d’un stage d’hôtellerie à l’île Maurice ?

A Mayotte, avec 84% de la population vivant sous le seuil de pauvreté, l’avenir des jeunes ne se prépare pas dans les meilleures conditions.
Pour Somahazi, l’objectif de cette formation avec un stage d’hôtellerie à l’île Maurice est d’anticiper le développement du secteur touristique à Mayotte, de pouvoir proposer des professionnels qualifiés aux structures hôtelières et para-hôtelières existantes ou pour intégrer les équipages des bateaux de croisières de l’Océan Indien où il y a une demande réelle.
Les hôtels Mauriciens répondent totalement à cet objectif. Ils ont d’ailleurs rapidement accepté de participer à l’apprentissage de ces jeunes afin de leur donner toutes les chances pour le futur.

 

« Je m’occupe des chambres, j’aime bien l’équipe et ce que je fais en stage. L’île Maurice c’est trop beau ! En plus, notre logement est juste à côté d’une plage alors on en profite dès qu’on peut ! » Anfaïta en stage à l’Hôtel Esprit Libre

 

Comment s’est réalisé ce projet avec MeetYourJob et Smart Traveller?

Si ce plan de formation pratique à l’île Maurice voit le jour aujourd’hui, c’est dans un premier temps grâce à la volonté du Conseil Départemental et de l’Etat par le biais du Pôle Emploi et de LADOM pour la mobilité.
Avec la confiance de Somahazi, l’équipe de MeetYourJob est fière de contribuer à l’insertion des jeunes Mahorais sur le marché du travail. Nous nous sommes chargés de trouver les meilleurs établissements hôteliers, de 4 à 5 étoiles. 20 Degrés Sud, Véranda, Esprit Libre, Mystik Life Style et Hibiscus nous ont fait confiance et accueillent aujourd’hui ces jeunes professionnels.
C’est notre partenaire Smart Traveller s’est chargé de tout le reste : logement, nourriture, avion et transports journaliers, afin que nos jeunes stagiaires profitent au maximum de cette belle expérience à Maurice.

 

« Tout se passe bien, l’équipe est très sympa. Depuis notre arrivée, on a bien profité de la plage, on a fait un tour de bateau et un petit-déjeuner avec l’équipe MeetYourJob et Smart Traveller. » Nadjati en stage à l’Hôtel Veranda.

 

Sinina, Houdhoyfati, Hadidja et Amina interviewées par la MBC (chaîne nationale Mauricienne !!) à l’hôtel 20 degrés Sud. Cliquez ici pour voir le reportage qui est passé à la télévision

 

On espère que ce premier batch de 14 élèves en stage hôtelier à l’île Maurice est le début d’une longue collaboration entre MeetYourJob, SmartTraveller et Somahazi, le deuxième batch arrive déjà mi-juin !

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[INTERVIEW] Mathilde : son stage à l’étranger

Mathilde - son stage à l’étranger 2

Mathilde vous raconte son expérience chez MeetYourJob à l’Île Maurice. Un stage à l’étranger unique dans un environnement dynamique et paradisiaque. 

 

1/Mathilde, peux-tu te présenter ?

J’ai 23 ans, je viens de terminer mes études, avec un Master Marketing et Transformation Digitale obtenu à Novancia Business School Paris. Avant ça, j’ai réalisé une troisième année en Bachelor Commerce et Entrepreneuriat dans cette école, suite à un BTS Communication. J’ai un profil orienté communication, marketing et digital.

Mon parcours professionnel : j’ai effectué 4 années en alternance dans ces domaines et dans différentes entreprises. J’ai eu l’occasion et la chance de travailler au sein de grands groupes comme de petites structures. Ce qui m’a permis d’assimiler la rigueur et les bonnes pratiques des grands groupes et de les associer à la flexibilité et à l’agilité des entreprises de plus petite. J’ai accumulé de l’expérience et des compétences qui m’ont permis d’être responsabilisée sur mes derniers postes, notamment dans mon tout dernier stage chez MeetYourJob à l’Ile Maurice.

 

2/ Pourquoi vouloir faire un stage à l’étranger ?

Dans le cadre de mon Master, un stage à l’étranger de 4 mois était obligatoire. Ce type de stage représente quelques « sacrifices » ; dans mon cas, ça voulait notamment dire vivre loin de mon copain et de mon chat (oui oui !), et devoir être soutenue financièrement par mes parents puisque je n’allais plus avoir les mêmes revenus que j’avais en tant qu’apprentie. Si ça n’avait pas été obligatoire, ces obstacles m’auraient probablement retenue et je ne serais pas partie à l’étranger. Avec mon expérience, je ne le regrette pas du tout. Je suis heureuse d’avoir eu l’occasion de sortir de mon confort et de découvrir tant de choses ! Faire son stage à l’étranger et voyager, c’est une opportunité à ne pas manquer et je pense que tout le monde devrait pouvoir en faire l’expérience au moins une fois dans ses études (mais pas que bien sûr !).

 

3/ Beaucoup de tes amis, camarades, sont eux aussi partis à l’étranger ?

Tous les étudiants de mon école bien sûr, puisque c’est obligatoire. Mais en dehors de mon école, j’observe de plus en plus de jeunes partir à l’international. Certains partent pour étudier, d’autres pour réaliser des stages, pour faire des road trips, des missions humanitaires ou encore pour travailler tout simplement ! Je crois que c’est devenu quasiment indispensable dans la plupart des formations, ce que je trouve super. Mais j’ai l’impression que le goût du voyage et de la découverte d’autres cultures prennent de plus en plus d’ampleur aussi, sur un plan personnel.

 

4/ Comment as-tu démarré tes recherches pour ce stage ?

Je n’avais pas de destination de prédilection, de pays ou de lieu où je voulais absolument partir. J’étais ouverte à tout, avec une préférence pour les pays anglophones car je voulais acquérir une autonomie parfaite en anglais. J’avoue, avec la grisaille parisienne, j’ai un peu délaissé le Royaume-Uni car j’avais aussi besoin de soleil ! Comme il fallait bien commencer quelque part, j’ai démarré mes recherches de stage à l’étranger avec les Etats-Unis. C’est presque banal et cliché, mais une part de moi avait bien envie de tester l’American Dream pour quelques mois ! J’ai eu quelques opportunités, mais les démarches étaient assez compliquées entre la durée de mon stage qui n’était pas idéale, l’obtention du Visa J-1…

J’ai fini par étendre mes recherches à d’autres destinations, et je publiais mon CV sur des groupes Facebook dédiés à la recherche de stage à l’étranger. C’est là que j’ai découvert MeetYourJob, qui publiait des offres dessus !

 

5/ Pourquoi MeetYourJob vs d’autres prestataires ?

Ça s’est fait assez naturellement. Plusieurs offres de stage publiées sur MeetYourJob m’intéressaient, j’ai donc postulé pour 4 offres différentes, dont une pour MYJ justement. Je n’ai pas rencontré d’autres prestataires de ce genre sur l’île Maurice. Il est vrai que je n’aurais pas postulé auprès d’un organisme payant qui promet de nous trouver un stage à condition de débourser une somme assez élevée, par exemple.

Mais il est vrai que j’ai été très enthousiaste en postulant chez MY. Les offres de stages étaient très motivantes et j’avais pu observer sur les réseaux sociaux de MYJ et sur leur FAQ comment se déroule l’expérience des stagiaires à Maurice. Ça m’a beaucoup rassurée et je me suis dit que c’était vraiment idéal. Notamment au niveau du logement grâce aux appartements proposés dans les résidences. Ça voulait dire être toujours entourée d’autres stagiaires et donc vivre un super expérience. Sans se prendre la tête avec une recherche de logement impossible !

 

6/ Tes premières impressions en arrivant à l’Île Maurice ?

Quand je voyage, j’aime bien me laisser porter et ne pas trop préparer les choses (est-ce qu’on peut appeler ça de la flemme ?). Même pour ce stage à l’étranger de tout de même 4 mois, je m’étais à peu près renseignée sur la météo mais sans plus. En arrivant, je ne savais même pas quelle langue j’allais parler. Je m’attendais à parler anglais tout le temps, mais en fait tous les mauriciens parlent français !

C’était assez rassurant, même si cela voulait dire que je n’allais pas trop améliorer mon anglais. Le fait de vivre en communauté avec d’autres stagiaires, quasiment tous français, a renforcé ce « non-dépaysement ». Heureusement, on faisait des excursions tous les week-ends qui nous permettaient de rencontrer des mauriciens, de mieux connaître leur culture et la beauté du pays. Pour un français, l’île Maurice c’est parfait car il y a le dépaysement culturel et paysagé, sans la barrière de la langue !

 

7/ Ton stage à l’étranger chez MeetYourJob : quelles ont été tes missions ? As-tu senti une différence avec tes stages en France ?

Chez MeetYourJob, j’ai pris en charge toutes les missions de communication et marketing, qui sont principalement digitales. J’ai géré le site web, son blog avec le choix du calendrier éditorial et la rédaction des articles, les réseaux sociaux et les newsletters principalement.

J’ai aussi eu l’opportunité d’agir sur la réflexion stratégique autour de MeetYourJob et des autres activités de l’entreprise. C’est quasiment la première fois qu’on me donnait autant de liberté et de confiance, ce qui m’a permis de ne jamais avoir peur de tester et de proposer mes idées. J’avais une totale autonomie. En théorie c’était un stage, mais je l’ai vécu différemment. J’étais une vraie professionnelle avec son vrai poste à responsabilités et dont on attend des propositions ! C’est la grande différence avec mes autres expériences françaises, mais je pense que ça tenait surtout à la culture de MeetYourJob qui est une start-up jeune et qui accorde vraiment beaucoup de confiance. Bien sûr, mes expériences précédentes m’avaient bien formée pour enfin atteindre ce niveau d’autonomie.

Mathilde - son stage à l’étranger 3

 

8/ Que retiens-tu de ton expérience à l’Ile Maurice ?

Que le monde est génial ! Ça m’a vraiment donné envie de voyager. C’est quelque chose qui booste et qui inspire. Au niveau professionnel, ça m’a confirmé que je souhaite davantage travailler au sein de petites structures. Comme dans une dynamique start-up où on essaie de toujours se remettre en question et où on veut faire la différence. Cette expérience m’a aussi dévoilé que je pouvais voyager seule et faire énormément de choses.

 

9/ Recommanderais-tu de partir vivre une expérience professionnelle à l’étranger ?

Oui à 100% ! On ne peut qu’en sortir grandi. Il y a tellement de pays et de cultures à découvrir, chacun peut s’y retrouver et se créer une expérience incroyable en fonction de ce qu’il souhaite vivre. Professionnellement, c’est important et très intéressant pour sortir des pratiques que l’on connaît déjà en France et s’inspirer d’autres méthodes et cultures de travail. À chacun de choisir, ça peut être au sein d’une start-up comme d’un gros groupe international !

 

10/ Et maintenant, quels sont tes projets ?

Je suis revenue de Maurice il y a 1 mois. Je souhaite me donner du temps pour souffler après ces années d’alternance au rythme éprouvant, où j’ai énormément donné. J’ai un peu peur que mon entourage me mette la pression pour trouver « un vrai travail ». C’est-à-dire le fameux CDI à temps plein dans une bonne boîte.

Pour le moment, j’ai décidé de m’inscrire en tant que demandeur d’emploi et, dans le même temps, d’enfin obtenir le statut d’auto-entrepreneur. L’idée, c’est de démarrer mon activité en freelance dans le conseil en communication et marketing. Avec pour premier client MeetYourJob 😉.  Tout ça en me laissant du temps libre pour d’autres choses : passer le permis, continuer à me former, apprendre à coder, découvrir de nouvelles disciplines… J’aime l’idée de pouvoir moduler mes activités. Par la suite, je ne suis pas réticente à un job salarié ou à autre chose en fonction des opportunités. Comme pour le voyage, je suis très « wait and see » 😉

 

Merci à Mathilde de nous avoir donné son retour sur son expérience avec MeetYourJob ! Si vous êtes en recherche de stage à l’étranger, faites comme Mathilde, ne lâchez rien ! On vous donne d’ailleurs quelques conseils par ici : 8 règles simples pour réussir son stage.

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[DOSSIER] Entrepreneuses à Maurice – #4 : Marie-Noëlle, moteur… passion 🎬

L’entrepreneuriat, ça motive. Les entrepreneuses, ça inspire. L’île Maurice, ça fait rêver. On a sorti le shaker, on a pris un peu de tout ça et on vous a concocté un cocktail de portraits frais et boostant ! Chaque semaine de septembre, on pose des questions à une entrepreneuse sur son parcours. Découvrez quatre femmes qui ont fait éclore leurs idées à Maurice, et tout ce qu’elles ont à nous apprendre !

 

Pour ce quatrième et dernier portrait de notre dossier, nous avons laissé la parole à Marie-Noëlle Elissac-Foy. Plusieurs vies, de nombreuses expériences, toujours de la passion. Cette Mauricienne inspirée aime les projets originaux qui sortent des sentiers battus, et y mettre tout ce qu’elle a. Trêve de bavardage ; pour ce dernier numéro, savourons juste un parcours initiatique vers l’entrepreneuriat comme on les aime !

 

La presse

J’ai eu plusieurs vies professionnelles. Dans les années 90, j’ai été journaliste un an, puis j’ai obtenu une bourse pour faire des études de lettres en France. Quand je suis rentrée à Maurice, je suis immédiatement retombée dans la presse. J’ai commencé comme secrétaire de rédaction pour le groupe média La Sentinelle. J’ai eu la chance de pouvoir gravir les échelons assez rapidement : j’y suis entrée en 1998 comme secrétaire de rédaction, et sortie en 2008 comme rédactrice en chef, en ayant travaillé pour des produits comme L’Express.mu, le magazine Essentielle que j’ai créé, ou encore le magazine Panorama qui est un conso-mag. Fonder le magazine Essentielle m’a permis de dépasser le rôle de rédactrice en chef et d’avoir un pied dans la communication, puisqu’il fallait travailler sur le lancement et tout ce qu’il y avait autour.

 

Le tilt

Quand j’occupais ces fonctions, des promoteurs d’événements venaient vers moi. Ils n’étaient pas organisés, ils ne savaient pas comment mettre leurs événements en avant, ni comment la presse fonctionnait. C’est un peu comme ça qu’une petite voix dans ma tête m’a dit « tu peux faire autre chose, tu peux être quelqu’un d’autre ».

 

La transition

Après ma carrière à La Sentinelle, j’ai eu une proposition d’emploi et l’opportunité de travailler dans l’hôtellerie. Pendant un an, j’ai travaillé sur des projets de responsabilité sociale d’entreprise. Je n’ai pas continué ; l’expérience ne m’a pas plu dans le sens où je voulais toujours travailler pour moi.

Quand j’ai quitté La Sentinelle, j’avais déjà 10 ans de carrière. La première chose que j’ai faite en quittant l’entreprise, c’était de créer la mienne : Talent Factory. En parallèle, j’ai fait plein de choses. J’alternais entre différentes activités et Talent Factory, à mi-temps, où je travaillais sur de l’éditorial et des relations presse. J’ai toujours mêlé et mené les deux de front. En 2015, je me suis finalement consacrée à Talent Factory à plein temps.

Quand on se lance dans l’entrepreneuriat, il y a toujours cette part d’angoisse. Est-ce qu’on peut tout lâcher et travailler pour soi ? J’ai pris mon temps avant de me décider à être à plein temps sur mon activité indépendante.

 

Aujourd’hui

Je fais des relations presse et des relations publiques pour des entreprises, des personnes, des associations diverses et variées. Je leur mets à disposition ma connaissance des médias, et aussi mon approche. Je crois que les gens approchent les événements avec un aspect trop marketing ; moi j’aime bien voir le « bigger picture », le message derrière l’événement que les gens doivent retenir.

Mon premier gros client était le label Made in Moris. Je suis ravie qu’ils me fassent confiance depuis trois ans maintenant pour leurs relations presse. C’est passionnant car c’est une démarche que j’adore, à laquelle j’adhère : tout est fait localement. C’est vraiment agréable de mettre en avant la marque et les personnes qui sont derrière, et de valoriser leur message.

Aujourd’hui, chaque client bénéficie de mes plusieurs vies professionnelles. J’aime quand on vient vers moi avec une problématique, et qu’on me demande ce qu’on peut faire de différent. C’est important pour moi de ne pas faire les choses comme tout le monde. Je suis passionnée, c’est peut-être un défaut de ma part mais je veux vraiment croire moi-même au projet de la personne et me donner à fond.

Justement, je viens de faire le lancement d’un petit cabinet d’audit interne et externe, pour une femme qui s’est mise à son compte. Elle est venue me voir en me disant qu’elle voulait faire quelque chose de différent. En parlant, on s’est aperçues qu’elle avait choisi un arbre comme logo, car elle adore ça. Je lui ai dit « dans ce cas, pourquoi tu n’aurais pas une exposition de bonsaïs à ton lancement ? ». Ces arbres qui sont petits mais solides étaient une symbolique parfaite pour son branding et son lancement. On a donc organisé un lancement corporate, mais qui commençait par une présentation sur le bonsaï, se continuait avec une mini-exposition, et un départ des invités avec des bonsaïs en cadeau. C’était le fil rouge de la soirée. Tout le monde l’a félicitée en lui disant que c’était excellent, que c’était original. On avait peur que ça ait l’air bizarre, mais finalement c’était un concept fort.

 

L’entrepreneuriat…

Smart Moves For Entrepreneurs est un mouvement que j’ai cofondé en 2016 avec Jean-Max Appanah, qui accompagne plus de 200 petites entreprises avec son cabinet comptable. Il s’est rendu compte qu’il lui manquait une plateforme pour les réunir ; nous avons donc créé cette plateforme. Le manque d’accès à l’information, pour les entrepreneurs mauriciens, est une grande faiblesse. Des choses se font, mais on n’a pas les bonnes informations. Le réseautage aussi, la mise en relation, c’est très important. On a besoin de partager avec d’autres personnes sur ses expériences.

Smart Moves For Entrepreneurs reste une initiative privée, on n’a pas voulu se structurer comme une association parce qu’on veut garder notre liberté.

 

… les femmes…

Je travaille en tant qu’indépendante, mais parfois je fais appel à d’autres personnes lorsque j’ai besoin de compétences complémentaires. La plupart du temps d’ailleurs, ce sont des femmes. Je trouve que c’est important car souvent, les femmes ont peur de se lancer. Etant femme moi-même, je peux leur donner cette attitude pour mieux s’exprimer, mieux s’épanouir si elles veulent se mettre à leur compte. J’ai un jour travaillé avec une stagiaire Graphic designer. Je lui ai dit « ne va pas travailler dans une agence, mets-toi à ton compte. Tu as les compétences, ça va fonctionner ». Je suis comme une accompagnatrice, j’essaie de les rassurer.

 

… et Maurice

Il y a un potentiel pour les produits locaux à Maurice. Les touristes deviennent de plus en plus intelligents, ils savent faire la différence entre un produit made in China et un produit mauricien. Et les femmes, pour tout ce qui est travailler avec les mains, artisanat, ont un potentiel. Il y a un deuxième potentiel dans l’entrepreneuriat au féminin, ce sont les services. Toutefois il ne faut pas voir l’entrepreneuriat comme la seule voie royale. Le plus important, c’est que la personne s’épanouisse dans le rôle qu’elle souhaite. Elle peut choisir de s’épanouir dans sa carrière, dans son rôle de maman ou autre, on n’est pas là pour juger.

 

Une vie de plus

Si je devais lancer un nouveau projet, j’ouvrirais une table d’hôte à Crève Cœur, là où j’habite. C’est un rêve !

J’aimerais aussi faire du tourisme vert, toujours à Crève Cœur. C’est un petit village magnifique dans le Nord de l’île, j’y suis depuis trois ans et il y a un potentiel énorme pour le tourisme de découverte de la région. C’est une vie très différente là-bas. Il y a des sentiers pour faire des trails, de la randonnée… C’est très vert. Tout le monde peut venir découvrir mon petit village !

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[DOSSIER] Entrepreneuses à Maurice – #3 : Karen, Ingénieure Organisationnelle

L’entrepreneuriat, ça motive. Les entrepreneuses, ça inspire. L’île Maurice, ça fait rêver. On a sorti le shaker, on a pris un peu de tout ça et on vous a concocté un cocktail de portraits frais et boostant ! Chaque semaine de septembre, on pose des questions à une entrepreneuse sur son parcours. Découvrez quatre femmes qui ont fait éclore leurs idées à Maurice, et tout ce qu’elles ont à nous apprendre !

 

La gestion et l’organisation, Karen les a dans la peau. Elle était probablement prédestinée à la logistique et à la conception d’événements ! C’est pourtant presque par hasard que Karen s’est retrouvée à la tête d’Agilex, une entreprise de livraison et de courses pour les restaurants. Le destin a aussi mis sur son chemin la SPIN, une nouvelle forme de workshops et team buildings rythmés qui promeuvent l’innovation à Maurice.

Entrepreneuse « formée sur le tas » mais qui sait ce qu’elle fait, Karen est la reine de l’optimisation du temps (on la soupçonne aussi d’être très douée à Tetris). Découvrez son parcours !

 

Bonjour Karen ! Peux-tu tout d’abord nous expliquer tes activités et ton histoire avec elles ?

Je gère avant tout Agilex, une entreprise de logistique et de distribution dont la majorité des clients sont des restaurants. C’était au départ l’entreprise d’un ami, que j’ai rejointe en proposant de lui donner un coup de main. Début 2017, il a pris la décision de se retirer. A ce moment-là, soit je reprenais l’entreprise, soit on mettait les employés dehors. Je ne voulais pas ça, j’avais envie de me battre encore pour ces gens-là. J’ai donc repris les rênes, et actuellement on est cinq dans l’entreprise.

La SPIN, c’est un concept que j’ai découvert en tant que participante. Je m’étais inscrite à ce workshop public, qui avait pour thématique le développement durable et la création de projets responsables. Pendant quelques heures, les participants sont mis en équipes et sont challengés durant des « sprints » chronométrés. Chaque sprint prend la forme d’une sorte de jeu de société, dont les règles nous amènent à créer des pitchs pour le projet, apprendre à manager, mieux collaborer… J’ai adoré l’événement, et je suis allée voir les organisateurs pour leur faire part de mon enthousiasme. Au même moment, je travaillais sur la conception d’un événement appelé le Pitchathon pour Project Getaway, une « colonie de vacances » pour entrepreneurs que l’on devait accueillir à Maurice. J’ai travaillé main dans la main sur ce projet avec Marine, la créatrice de la SPIN. Par la suite, j’ai participé à une seconde SPIN ayant pour thème l’exclusion sociale, cette fois en tant que coach pour les participants. C’est suite à cette rencontre avec Marine, et à son départ de Maurice, que j’ai finalement repris le projet SPIN pour le développer.

La gestion d’Agilex et de la SPIN sont aujourd’hui mes deux activités principales, et je gère également une galerie d’art à côté de ça !

 

Première SPIN : Karen n’était alors « que » participante !

 

Qu’est-ce qui t’a motivée à te lancer dans ces deux projets ?

J’adore structurer des projets, je trouve ça super intéressant. Un jour, une personne m’a dit que j’étais une « ingénieure organisationnelle » ! Une entreprise grandit puis elle devient rôdée, mais ça prend beaucoup de temps de faire une entreprise, et c’est ça qui m’intéresse. J’adore la réflexion stratégique qu’il faut avoir pour arriver à un point spécifique. J’aime aussi l’idée d’avoir aidé à créer des emplois, même si ce n’est pas pour beaucoup de personnes. Je ne suis pas dans les opérations directes des projets sur lesquels je travaille. Mon rôle et mon but, c’est de faciliter la croissance de personnes au sein de mes entreprises, de leur donner accès à de nouvelles responsabilités et de nouveaux défis.

Concernant la SPIN, ce qui me motive c’est la participation à la culture de l’innovation, de la collaboration. J’adore l’idée de pouvoir contribuer à créer ou développer ça à Maurice. L’idée de casser les réseaux traditionnels, pour en créer de nouveaux au moment d’un événement.

Au programme : brainstormings géants et colorés !

 

J’aime aussi le challenge. Quand j’ai fini mes études, j’avais vraiment besoin de sortir du monde théorique, pour avoir un peu d’expérience de vie. Et l’entrepreneuriat m’a donné ça, fois mille ! D’un coup tout a été accéléré, tout a été plus intense, et les enjeux ont été beaucoup plus gros que si j’avais été en entreprise en tant que salariée. Même si aujourd’hui, avec le recul, je me dis que ça aurait été bien d’avoir un peu plus d’expérience en entreprise. J’ai eu des expériences au Brésil, aux Etats-Unis, à Maurice aussi… mais elles manquaient un peu de responsabilités, et ça aurait été important pour moi avant d’arriver là où je suis. Malgré tout, cela m’aurait pris des années avant d’avoir un poste à responsabilités, donc ça a été un choix de ne pas gravir les échelons d’une entreprise, et de me former sur le tas.

 

Ces expériences à l’international, c’est tout de même formateur !

Oui, j’ai eu l’occasion de voir beaucoup de choses. J’ai travaillé dans le domaine des ressources humaines à Maurice, et j’ai aussi été en centre d’appel avant de partir aux Etats-Unis. Là-bas j’ai eu beaucoup d’expériences : j’ai fait un stage chez une avocate, un autre à Hollywood avec un acteur… J’ai vu pas mal de modèles de travail. Au Brésil j’ai fait du consulting, auprès de deux grosses boîtes qui étaient dans le pétrole. Quand je suis revenue à Maurice, pendant un an je me suis un peu cherchée. J’ai été consultante bénévole auprès de cinq PME, j’ai fait de la RSE (Responsabilité Sociale des Entreprises), j’ai bossé dans une boîte de communication digitale… Et c’est après que j’ai lancé ma première entreprise, Curl Attitude. C’est aujourd’hui l’un des produits d’Agilex, qui importe et distribue des produits pour les cheveux bouclés. J’ai toujours voulu créer une entreprise, mais j’étais dans des pays qui ne me permettaient pas de le faire. Maurice a vraiment été le meilleur endroit pour moi.

Curl Attitude a initié en 2017 le Curl Fest, grande rencontre dédiée aux cheveux bouclés. Dans une démarche simple : la célébration et l’acceptation de soi !

 

Quelles compétences t’ont manqué au moment de te lancer ?

J’ai naturellement un esprit de gestion. D’autres expériences pro m’auraient toutefois permis d’avoir des fondations un peu plus solides, en finance par exemple. Avoir une connaissance plus aigüe de ces choses-là te permet de prendre des décisions. Parce que dans une boîte, tu as besoin de prendre des décisions chaque jour, chaque minute. Il n’y a aucun choix qui n’a pas de prix : tout ce que tu décides de faire ou de ne pas faire a un coût ! Je ne sais pas si j’aurais appris plus vite dans une entreprise, mais j’aurais aimé me perfectionner.

 

Tu as dit que tu avais toujours voulu entreprendre. Comment c’est venu à toi ?

Je fais partie de la génération qui veut avoir un impact, donc c’était assez naturel que mon envie d’entreprendre se développe. J’ai fait des études en relations internationales, je me destinais à travailler pour des ONG. Finalement, ce n’était pas le moyen d’avoir un impact pour moi. L’entrepreneuriat a été ce moyen.

 

Tu as dit aussi qu’aucun autre pays que Maurice n’a pu t’offrir la possibilité d’entreprendre.

Oui, tout simplement parce que l’un de mes indispensables, c’est le soutien de ma famille et de mes proches. J’ai besoin de ça, et je ne pouvais pas l’avoir en étant loin. Le réseau aussi est important, et il est moins large à l’étranger.

 

Quel est ton conseil à une personne qui souhaite entreprendre à Maurice ?

A Maurice, il faut se déplacer et aller voir les gens. Il faut privilégier le contact direct : pas de mail, ou même de téléphone. Quel que soit l’interlocuteur, même un fournisseur par exemple. Il faut rencontrer les gens au maximum et avoir de vraies interactions.

 

Hors entrepreneuriat, un conseil pro à partager à tous ?

Être curieux ! C’est quelque chose de personnel, c’est à chacun de développer cette curiosité. C’est elle qui permet de trouver des solutions. Une activité demande toujours optimisation ; rester curieux est une des clés pour s’améliorer, quel que soit le domaine finalement.

 

Une bonne adresse mauricienne à partager ?

Vaneron Garden Center, une pépinière à Trianon. Ils ont un super restaurant, dans un petit jardin. Je suis fan des endroits cachés, un peu improbables !

 

OP-TI-MI-SA-TION ! C’est le maître-mot de Karen ; ce serait presque une philosophie. Toujours au service de ses valeurs bien sûr : créer des emplois, voir grandir des personnes et des entreprises, c’est ça son moteur. Quels sont vos propres moteurs ? ?

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[DOSSIER] Entrepreneuses à Maurice – #2 : Céline, serial entrepreneuse (and she’s killing it !)

L’entrepreneuriat, ça motive. Les entrepreneuses, ça inspire. L’île Maurice, ça fait rêver. On a sorti le shaker, on a pris un peu de tout ça et on vous a concocté un cocktail de portraits frais et boostant ! Chaque semaine de septembre, on pose des questions à une entrepreneuse sur son parcours. Découvrez quatre femmes qui ont fait éclore leurs idées à Maurice, et tout ce qu’elles ont à nous apprendre !

 

Une question que l’on se pose volontiers sur Céline Planel, c’est « dort-elle la nuit » ? Initiatrice de trois projets entrepreneuriaux ambitieux, tous passionnants mais bien différents, il est certain que Céline ne manque pas d’énergie.

Il y a tout d’abord Beyond Communications, son agence lancée il y a cinq ans, qui booste la com’ des entreprises mauriciennes.

Taste Buddies, projet construit avec son associé Nicolas, propose des tours culinaires pour découvrir l’histoire et la culture de l’île Maurice à travers ses meilleures spécialités.

Et parce qu’elle aussi rêve d’un monde meilleur, Céline a créé avec cinq partenaires Small Step Matters, une plateforme de crowdfunding pour les projets sociaux et environnementaux de Maurice.

Pour en savoir plus sur la naissance de ces projets et leur fondatrice, suivez le guide ?

 

Bonjour Céline ! Commençons par le commencement : c’est quoi ton background, celui avant ta vie d’entrepreneuse ?

C’est assez simple : j’ai été diplômée de Sciences Po, je suis rentrée à l’île Maurice, j’ai commencé à bosser… et puis après quelques années je me suis dit que ce serait plus sympa de monter son propre projet. C’est là que j’ai monté Beyond. Je pensais qu’il y avait une place sur le marché mauricien pour le faire, même s’il y a de la concurrence. Je pense qu’il y a toujours une place au soleil pour tout le monde, donc je me suis lancée dans l’aventure !

Avant Beyond, j’ai travaillé chez l’annonceur et ensuite en agence à Londres ; ce qui me donne une expérience duale, et je pense que c’est super important.

 

On veut en savoir plus sur Beyond !

Beyond Communications a été monté il y a un peu plus de 5 ans, en janvier 2013. C’est une agence de com qui offre un service 360° : branding, social media, rédactionnel, relations presse… On a aussi une spécialisation dans les rapports annuels et la communication financière. On est 16 aujourd’hui, avec une moyenne d’âge de 28 ans : on est une agence jeune, et digital native comme on dit ! On travaille dans des secteurs multiples, sur toute l’île Maurice, avec des grosses boîtes cotées en bourse comme avec de moyennes et petites entreprises. On a un portfolio très varié. Le marché mauricien est trop petit pour se spécialiser, on travaille donc avec toutes les entreprises qui veulent apporter de la plus-value à leur activité. C’est une agence sympathique, il y a une bonne ambiance mais on travaille quand même dur !

 

Mais ce n’est pas tout…

Oui, j’aime beaucoup entreprendre parce que j’ai lancé en parallèle Taste Buddies, une entreprise qui propose des tours culinaires pour découvrir Maurice autrement, avec mon partenaire Nicolas. Et j’ai lancé une troisième initiative qui s’appelle Small Step Matters, qui est une plateforme de crowdfunding à but non lucratif pour aider Maurice d’un point de vue social, environnemental, éducatif, sportif… J’ai eu l’idée du projet et  je suis allée voir plusieurs personnes pour m’aider à fonder la plateforme, puisque c’est une plateforme assez complexe. La banque MCB s’est associée, le groupe IBL… On est cinq partenaires au total.

Donc je suis très portée sur l’entrepreneuriat. Chez Beyond, on travaille d’ailleurs avec beaucoup d’entrepreneurs. C’est vraiment une thématique qui nous est chère, sur laquelle on comprend les enjeux et les challenges, mais aussi le plaisir que ça peut procurer. J’aime bien l’idée de lancer de nouveaux projets, à condition aussi d’avoir les bonnes personnes pour les gérer. J’ai lancé ces  trois projets mais c’est grâce aux personnes qui composent les équipes que ces entités fonctionnent aujourd’hui.

 

Entreprendre à Maurice plutôt qu’ailleurs, cela te tenait à cœur ?

Bien sûr, oui. Etant Mauricienne moi-même, mes racines étant ici, c’etait plus facile pour moi. Et puis il y a l’importance du réseau. Ça fait beaucoup, c’est grâce à ça aussi que j’ai réussi à avoir mes premiers clients.

 

Comment vois-tu l’avenir de Beyond ?

Un avenir « haut en couleurs » avec beaucoup de nouveaux projets et clients ! Bien sûr, on aimerait continuer à grandir, à apprendre, à s’améliorer, à avoir plus de collaborateurs… Pourquoi ne pas travailler sur d’autres marchés que le marché mauricien, à condition d’avoir les bonnes compétences et de trouver des clients à l’étranger.

 

L’entrepreneuriat à Maurice, c’est facile ?

Franchement, avec Beyond je n’ai eu aucun souci, ça s’est fait super vite ! C’était une entreprise de services, donc c’était assez facile. Pour Taste Buddies en revanche, on a eu plus de mal à mettre en place certains aspects administratifs.

J’aime bien l’entrepreneuriat à Maurice, il y a de nombreux jeunes qui viennent me voir, me parlent de leurs idées. Je suis quelqu’un d’assez opiniâtre donc si je pense qu’une idée n’est pas bonne je le dis, si je pense qu’une idée est top je le dis aussi évidemment ! J’essaie toujours de donner des conseils et d’aider les gens au mieux de mes capacités. Ce n’est peut-être pas assez valorisé, mais je pense qu’on est un pays d’entrepreneurs, dans l’âme du moins… Pour diverses raisons, certains n’arrivent pas à concrétiser leurs projets et ne parviennent pas à leurs fins. Il faudrait peut-être que les pouvoirs publics, mais aussi le secteur privé poussent davantage l’entrepreneuriat et accompagnent les jeunes dans leurs démarches.

 

C’est quoi la recette qui a fait que tes projets sont tous des succès ?

Il est quand même encore un peu tôt pour parler de « succès », laissons le temps au temps… Mais disons que les bons débuts de ces activités s’expliquent simplement parce que j’ai la chance de travailler avec des collaborateurs formidables ! Je travaille avec les bonnes personnes aux bons endroits. Et puis le sérieux, être vraiment engagé… Savoir être à l’écoute des besoins, aussi. Tu peux lancer un projet, mais si ton marché n’est pas prêt, s’il n’a pas envie de ton produit ou service, ça ne marche pas. C’est un cocktail de plein de choses qui font que ça marche. Rien de révolutionnaire !

Entreprendre c’est un doux rêve, mais derrière il faut pouvoir suivre pour mettre en place ses structures, et encore et toujours il faut avoir les bonnes personnes. Il ne suffit pas juste de monter une start-up un peu « Californian Dream », il faut le travail derrière ! C’est peut-être ça le problème aujourd’hui…

 

Une adresse mauricienne ou un bon plan à nous faire découvrir ?

Taste Buddies bien sûr ! C’est vraiment sympa à faire, même pour un Mauricien. On y explique la culture, l’histoire, d’où vient un plat ou un produit, de quel peuple…

Sinon, il y a le Domaine de Labourdonnais qui offre de nombreuses activités et où Beyond a la chance d’être implantée, ou encore l’Aventure du Sucre que j’aime beaucoup. Après, tout simplement se balader dans les rues de Port-Louis, Mahebourg afin d’en apprendre davantage sur notre histoire, et les cultures diverses qui influencent notre façon de vivre à l’ile Maurice !

Mieux vaut ne pas prendre de petit-déjeuner avant de partir à l’aventure avec Adrien, qui vous guide dans les rues de Port-Louis à la découverte des meilleures spécialités mauriciennes !

 

Devenir un bon serial entrepreneur, mode d’emploi : rester concentré, méthodique, garder son sang froid (ceci n’est pas une analogie avec les serial killers ?).

Rien de magique finalement : si Céline réussit tout ce qu’elle entreprend, c’est parce qu’elle a su garder les pieds sur terre… avec la juste dose de rêve mise dans des projets qui ont du sens ! Ça ressemble à la recette d’un bon cocktail, non ?