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[DOSSIER] Entrepreneuses à Maurice – #4 : Marie-Noëlle, moteur… passion 🎬

L’entrepreneuriat, ça motive. Les entrepreneuses, ça inspire. L’île Maurice, ça fait rêver. On a sorti le shaker, on a pris un peu de tout ça et on vous a concocté un cocktail de portraits frais et boostant ! Chaque semaine de septembre, on pose des questions à une entrepreneuse sur son parcours. Découvrez quatre femmes qui ont fait éclore leurs idées à Maurice, et tout ce qu’elles ont à nous apprendre !

 

Pour ce quatrième et dernier portrait de notre dossier, nous avons laissé la parole à Marie-Noëlle Elissac-Foy. Plusieurs vies, de nombreuses expériences, toujours de la passion. Cette Mauricienne inspirée aime les projets originaux qui sortent des sentiers battus, et y mettre tout ce qu’elle a. Trêve de bavardage ; pour ce dernier numéro, savourons juste un parcours initiatique vers l’entrepreneuriat comme on les aime !

 

La presse

J’ai eu plusieurs vies professionnelles. Dans les années 90, j’ai été journaliste un an, puis j’ai obtenu une bourse pour faire des études de lettres en France. Quand je suis rentrée à Maurice, je suis immédiatement retombée dans la presse. J’ai commencé comme secrétaire de rédaction pour le groupe média La Sentinelle. J’ai eu la chance de pouvoir gravir les échelons assez rapidement : j’y suis entrée en 1998 comme secrétaire de rédaction, et sortie en 2008 comme rédactrice en chef, en ayant travaillé pour des produits comme L’Express.mu, le magazine Essentielle que j’ai créé, ou encore le magazine Panorama qui est un conso-mag. Fonder le magazine Essentielle m’a permis de dépasser le rôle de rédactrice en chef et d’avoir un pied dans la communication, puisqu’il fallait travailler sur le lancement et tout ce qu’il y avait autour.

 

Le tilt

Quand j’occupais ces fonctions, des promoteurs d’événements venaient vers moi. Ils n’étaient pas organisés, ils ne savaient pas comment mettre leurs événements en avant, ni comment la presse fonctionnait. C’est un peu comme ça qu’une petite voix dans ma tête m’a dit « tu peux faire autre chose, tu peux être quelqu’un d’autre ».

 

La transition

Après ma carrière à La Sentinelle, j’ai eu une proposition d’emploi et l’opportunité de travailler dans l’hôtellerie. Pendant un an, j’ai travaillé sur des projets de responsabilité sociale d’entreprise. Je n’ai pas continué ; l’expérience ne m’a pas plu dans le sens où je voulais toujours travailler pour moi.

Quand j’ai quitté La Sentinelle, j’avais déjà 10 ans de carrière. La première chose que j’ai faite en quittant l’entreprise, c’était de créer la mienne : Talent Factory. En parallèle, j’ai fait plein de choses. J’alternais entre différentes activités et Talent Factory, à mi-temps, où je travaillais sur de l’éditorial et des relations presse. J’ai toujours mêlé et mené les deux de front. En 2015, je me suis finalement consacrée à Talent Factory à plein temps.

Quand on se lance dans l’entrepreneuriat, il y a toujours cette part d’angoisse. Est-ce qu’on peut tout lâcher et travailler pour soi ? J’ai pris mon temps avant de me décider à être à plein temps sur mon activité indépendante.

 

Aujourd’hui

Je fais des relations presse et des relations publiques pour des entreprises, des personnes, des associations diverses et variées. Je leur mets à disposition ma connaissance des médias, et aussi mon approche. Je crois que les gens approchent les événements avec un aspect trop marketing ; moi j’aime bien voir le « bigger picture », le message derrière l’événement que les gens doivent retenir.

Mon premier gros client était le label Made in Moris. Je suis ravie qu’ils me fassent confiance depuis trois ans maintenant pour leurs relations presse. C’est passionnant car c’est une démarche que j’adore, à laquelle j’adhère : tout est fait localement. C’est vraiment agréable de mettre en avant la marque et les personnes qui sont derrière, et de valoriser leur message.

Aujourd’hui, chaque client bénéficie de mes plusieurs vies professionnelles. J’aime quand on vient vers moi avec une problématique, et qu’on me demande ce qu’on peut faire de différent. C’est important pour moi de ne pas faire les choses comme tout le monde. Je suis passionnée, c’est peut-être un défaut de ma part mais je veux vraiment croire moi-même au projet de la personne et me donner à fond.

Justement, je viens de faire le lancement d’un petit cabinet d’audit interne et externe, pour une femme qui s’est mise à son compte. Elle est venue me voir en me disant qu’elle voulait faire quelque chose de différent. En parlant, on s’est aperçues qu’elle avait choisi un arbre comme logo, car elle adore ça. Je lui ai dit « dans ce cas, pourquoi tu n’aurais pas une exposition de bonsaïs à ton lancement ? ». Ces arbres qui sont petits mais solides étaient une symbolique parfaite pour son branding et son lancement. On a donc organisé un lancement corporate, mais qui commençait par une présentation sur le bonsaï, se continuait avec une mini-exposition, et un départ des invités avec des bonsaïs en cadeau. C’était le fil rouge de la soirée. Tout le monde l’a félicitée en lui disant que c’était excellent, que c’était original. On avait peur que ça ait l’air bizarre, mais finalement c’était un concept fort.

 

L’entrepreneuriat…

Smart Moves For Entrepreneurs est un mouvement que j’ai cofondé en 2016 avec Jean-Max Appanah, qui accompagne plus de 200 petites entreprises avec son cabinet comptable. Il s’est rendu compte qu’il lui manquait une plateforme pour les réunir ; nous avons donc créé cette plateforme. Le manque d’accès à l’information, pour les entrepreneurs mauriciens, est une grande faiblesse. Des choses se font, mais on n’a pas les bonnes informations. Le réseautage aussi, la mise en relation, c’est très important. On a besoin de partager avec d’autres personnes sur ses expériences.

Smart Moves For Entrepreneurs reste une initiative privée, on n’a pas voulu se structurer comme une association parce qu’on veut garder notre liberté.

 

… les femmes…

Je travaille en tant qu’indépendante, mais parfois je fais appel à d’autres personnes lorsque j’ai besoin de compétences complémentaires. La plupart du temps d’ailleurs, ce sont des femmes. Je trouve que c’est important car souvent, les femmes ont peur de se lancer. Etant femme moi-même, je peux leur donner cette attitude pour mieux s’exprimer, mieux s’épanouir si elles veulent se mettre à leur compte. J’ai un jour travaillé avec une stagiaire Graphic designer. Je lui ai dit « ne va pas travailler dans une agence, mets-toi à ton compte. Tu as les compétences, ça va fonctionner ». Je suis comme une accompagnatrice, j’essaie de les rassurer.

 

… et Maurice

Il y a un potentiel pour les produits locaux à Maurice. Les touristes deviennent de plus en plus intelligents, ils savent faire la différence entre un produit made in China et un produit mauricien. Et les femmes, pour tout ce qui est travailler avec les mains, artisanat, ont un potentiel. Il y a un deuxième potentiel dans l’entrepreneuriat au féminin, ce sont les services. Toutefois il ne faut pas voir l’entrepreneuriat comme la seule voie royale. Le plus important, c’est que la personne s’épanouisse dans le rôle qu’elle souhaite. Elle peut choisir de s’épanouir dans sa carrière, dans son rôle de maman ou autre, on n’est pas là pour juger.

 

Une vie de plus

Si je devais lancer un nouveau projet, j’ouvrirais une table d’hôte à Crève Cœur, là où j’habite. C’est un rêve !

J’aimerais aussi faire du tourisme vert, toujours à Crève Cœur. C’est un petit village magnifique dans le Nord de l’île, j’y suis depuis trois ans et il y a un potentiel énorme pour le tourisme de découverte de la région. C’est une vie très différente là-bas. Il y a des sentiers pour faire des trails, de la randonnée… C’est très vert. Tout le monde peut venir découvrir mon petit village !

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[DOSSIER] Entrepreneuses à Maurice – #3 : Karen, Ingénieure Organisationnelle

L’entrepreneuriat, ça motive. Les entrepreneuses, ça inspire. L’île Maurice, ça fait rêver. On a sorti le shaker, on a pris un peu de tout ça et on vous a concocté un cocktail de portraits frais et boostant ! Chaque semaine de septembre, on pose des questions à une entrepreneuse sur son parcours. Découvrez quatre femmes qui ont fait éclore leurs idées à Maurice, et tout ce qu’elles ont à nous apprendre !

 

La gestion et l’organisation, Karen les a dans la peau. Elle était probablement prédestinée à la logistique et à la conception d’événements ! C’est pourtant presque par hasard que Karen s’est retrouvée à la tête d’Agilex, une entreprise de livraison et de courses pour les restaurants. Le destin a aussi mis sur son chemin la SPIN, une nouvelle forme de workshops et team buildings rythmés qui promeuvent l’innovation à Maurice.

Entrepreneuse « formée sur le tas » mais qui sait ce qu’elle fait, Karen est la reine de l’optimisation du temps (on la soupçonne aussi d’être très douée à Tetris). Découvrez son parcours !

 

Bonjour Karen ! Peux-tu tout d’abord nous expliquer tes activités et ton histoire avec elles ?

Je gère avant tout Agilex, une entreprise de logistique et de distribution dont la majorité des clients sont des restaurants. C’était au départ l’entreprise d’un ami, que j’ai rejointe en proposant de lui donner un coup de main. Début 2017, il a pris la décision de se retirer. A ce moment-là, soit je reprenais l’entreprise, soit on mettait les employés dehors. Je ne voulais pas ça, j’avais envie de me battre encore pour ces gens-là. J’ai donc repris les rênes, et actuellement on est cinq dans l’entreprise.

La SPIN, c’est un concept que j’ai découvert en tant que participante. Je m’étais inscrite à ce workshop public, qui avait pour thématique le développement durable et la création de projets responsables. Pendant quelques heures, les participants sont mis en équipes et sont challengés durant des « sprints » chronométrés. Chaque sprint prend la forme d’une sorte de jeu de société, dont les règles nous amènent à créer des pitchs pour le projet, apprendre à manager, mieux collaborer… J’ai adoré l’événement, et je suis allée voir les organisateurs pour leur faire part de mon enthousiasme. Au même moment, je travaillais sur la conception d’un événement appelé le Pitchathon pour Project Getaway, une « colonie de vacances » pour entrepreneurs que l’on devait accueillir à Maurice. J’ai travaillé main dans la main sur ce projet avec Marine, la créatrice de la SPIN. Par la suite, j’ai participé à une seconde SPIN ayant pour thème l’exclusion sociale, cette fois en tant que coach pour les participants. C’est suite à cette rencontre avec Marine, et à son départ de Maurice, que j’ai finalement repris le projet SPIN pour le développer.

La gestion d’Agilex et de la SPIN sont aujourd’hui mes deux activités principales, et je gère également une galerie d’art à côté de ça !

 

Première SPIN : Karen n’était alors « que » participante !

 

Qu’est-ce qui t’a motivée à te lancer dans ces deux projets ?

J’adore structurer des projets, je trouve ça super intéressant. Un jour, une personne m’a dit que j’étais une « ingénieure organisationnelle » ! Une entreprise grandit puis elle devient rôdée, mais ça prend beaucoup de temps de faire une entreprise, et c’est ça qui m’intéresse. J’adore la réflexion stratégique qu’il faut avoir pour arriver à un point spécifique. J’aime aussi l’idée d’avoir aidé à créer des emplois, même si ce n’est pas pour beaucoup de personnes. Je ne suis pas dans les opérations directes des projets sur lesquels je travaille. Mon rôle et mon but, c’est de faciliter la croissance de personnes au sein de mes entreprises, de leur donner accès à de nouvelles responsabilités et de nouveaux défis.

Concernant la SPIN, ce qui me motive c’est la participation à la culture de l’innovation, de la collaboration. J’adore l’idée de pouvoir contribuer à créer ou développer ça à Maurice. L’idée de casser les réseaux traditionnels, pour en créer de nouveaux au moment d’un événement.

Au programme : brainstormings géants et colorés !

 

J’aime aussi le challenge. Quand j’ai fini mes études, j’avais vraiment besoin de sortir du monde théorique, pour avoir un peu d’expérience de vie. Et l’entrepreneuriat m’a donné ça, fois mille ! D’un coup tout a été accéléré, tout a été plus intense, et les enjeux ont été beaucoup plus gros que si j’avais été en entreprise en tant que salariée. Même si aujourd’hui, avec le recul, je me dis que ça aurait été bien d’avoir un peu plus d’expérience en entreprise. J’ai eu des expériences au Brésil, aux Etats-Unis, à Maurice aussi… mais elles manquaient un peu de responsabilités, et ça aurait été important pour moi avant d’arriver là où je suis. Malgré tout, cela m’aurait pris des années avant d’avoir un poste à responsabilités, donc ça a été un choix de ne pas gravir les échelons d’une entreprise, et de me former sur le tas.

 

Ces expériences à l’international, c’est tout de même formateur !

Oui, j’ai eu l’occasion de voir beaucoup de choses. J’ai travaillé dans le domaine des ressources humaines à Maurice, et j’ai aussi été en centre d’appel avant de partir aux Etats-Unis. Là-bas j’ai eu beaucoup d’expériences : j’ai fait un stage chez une avocate, un autre à Hollywood avec un acteur… J’ai vu pas mal de modèles de travail. Au Brésil j’ai fait du consulting, auprès de deux grosses boîtes qui étaient dans le pétrole. Quand je suis revenue à Maurice, pendant un an je me suis un peu cherchée. J’ai été consultante bénévole auprès de cinq PME, j’ai fait de la RSE (Responsabilité Sociale des Entreprises), j’ai bossé dans une boîte de communication digitale… Et c’est après que j’ai lancé ma première entreprise, Curl Attitude. C’est aujourd’hui l’un des produits d’Agilex, qui importe et distribue des produits pour les cheveux bouclés. J’ai toujours voulu créer une entreprise, mais j’étais dans des pays qui ne me permettaient pas de le faire. Maurice a vraiment été le meilleur endroit pour moi.

Curl Attitude a initié en 2017 le Curl Fest, grande rencontre dédiée aux cheveux bouclés. Dans une démarche simple : la célébration et l’acceptation de soi !

 

Quelles compétences t’ont manqué au moment de te lancer ?

J’ai naturellement un esprit de gestion. D’autres expériences pro m’auraient toutefois permis d’avoir des fondations un peu plus solides, en finance par exemple. Avoir une connaissance plus aigüe de ces choses-là te permet de prendre des décisions. Parce que dans une boîte, tu as besoin de prendre des décisions chaque jour, chaque minute. Il n’y a aucun choix qui n’a pas de prix : tout ce que tu décides de faire ou de ne pas faire a un coût ! Je ne sais pas si j’aurais appris plus vite dans une entreprise, mais j’aurais aimé me perfectionner.

 

Tu as dit que tu avais toujours voulu entreprendre. Comment c’est venu à toi ?

Je fais partie de la génération qui veut avoir un impact, donc c’était assez naturel que mon envie d’entreprendre se développe. J’ai fait des études en relations internationales, je me destinais à travailler pour des ONG. Finalement, ce n’était pas le moyen d’avoir un impact pour moi. L’entrepreneuriat a été ce moyen.

 

Tu as dit aussi qu’aucun autre pays que Maurice n’a pu t’offrir la possibilité d’entreprendre.

Oui, tout simplement parce que l’un de mes indispensables, c’est le soutien de ma famille et de mes proches. J’ai besoin de ça, et je ne pouvais pas l’avoir en étant loin. Le réseau aussi est important, et il est moins large à l’étranger.

 

Quel est ton conseil à une personne qui souhaite entreprendre à Maurice ?

A Maurice, il faut se déplacer et aller voir les gens. Il faut privilégier le contact direct : pas de mail, ou même de téléphone. Quel que soit l’interlocuteur, même un fournisseur par exemple. Il faut rencontrer les gens au maximum et avoir de vraies interactions.

 

Hors entrepreneuriat, un conseil pro à partager à tous ?

Être curieux ! C’est quelque chose de personnel, c’est à chacun de développer cette curiosité. C’est elle qui permet de trouver des solutions. Une activité demande toujours optimisation ; rester curieux est une des clés pour s’améliorer, quel que soit le domaine finalement.

 

Une bonne adresse mauricienne à partager ?

Vaneron Garden Center, une pépinière à Trianon. Ils ont un super restaurant, dans un petit jardin. Je suis fan des endroits cachés, un peu improbables !

 

OP-TI-MI-SA-TION ! C’est le maître-mot de Karen ; ce serait presque une philosophie. Toujours au service de ses valeurs bien sûr : créer des emplois, voir grandir des personnes et des entreprises, c’est ça son moteur. Quels sont vos propres moteurs ? ?

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[DOSSIER] Entrepreneuses à Maurice – #2 : Céline, serial entrepreneuse (and she’s killing it !)

L’entrepreneuriat, ça motive. Les entrepreneuses, ça inspire. L’île Maurice, ça fait rêver. On a sorti le shaker, on a pris un peu de tout ça et on vous a concocté un cocktail de portraits frais et boostant ! Chaque semaine de septembre, on pose des questions à une entrepreneuse sur son parcours. Découvrez quatre femmes qui ont fait éclore leurs idées à Maurice, et tout ce qu’elles ont à nous apprendre !

 

Une question que l’on se pose volontiers sur Céline Planel, c’est « dort-elle la nuit » ? Initiatrice de trois projets entrepreneuriaux ambitieux, tous passionnants mais bien différents, il est certain que Céline ne manque pas d’énergie.

Il y a tout d’abord Beyond Communications, son agence lancée il y a cinq ans, qui booste la com’ des entreprises mauriciennes.

Taste Buddies, projet construit avec son associé Nicolas, propose des tours culinaires pour découvrir l’histoire et la culture de l’île Maurice à travers ses meilleures spécialités.

Et parce qu’elle aussi rêve d’un monde meilleur, Céline a créé avec cinq partenaires Small Step Matters, une plateforme de crowdfunding pour les projets sociaux et environnementaux de Maurice.

Pour en savoir plus sur la naissance de ces projets et leur fondatrice, suivez le guide ?

 

Bonjour Céline ! Commençons par le commencement : c’est quoi ton background, celui avant ta vie d’entrepreneuse ?

C’est assez simple : j’ai été diplômée de Sciences Po, je suis rentrée à l’île Maurice, j’ai commencé à bosser… et puis après quelques années je me suis dit que ce serait plus sympa de monter son propre projet. C’est là que j’ai monté Beyond. Je pensais qu’il y avait une place sur le marché mauricien pour le faire, même s’il y a de la concurrence. Je pense qu’il y a toujours une place au soleil pour tout le monde, donc je me suis lancée dans l’aventure !

Avant Beyond, j’ai travaillé chez l’annonceur et ensuite en agence à Londres ; ce qui me donne une expérience duale, et je pense que c’est super important.

 

On veut en savoir plus sur Beyond !

Beyond Communications a été monté il y a un peu plus de 5 ans, en janvier 2013. C’est une agence de com qui offre un service 360° : branding, social media, rédactionnel, relations presse… On a aussi une spécialisation dans les rapports annuels et la communication financière. On est 16 aujourd’hui, avec une moyenne d’âge de 28 ans : on est une agence jeune, et digital native comme on dit ! On travaille dans des secteurs multiples, sur toute l’île Maurice, avec des grosses boîtes cotées en bourse comme avec de moyennes et petites entreprises. On a un portfolio très varié. Le marché mauricien est trop petit pour se spécialiser, on travaille donc avec toutes les entreprises qui veulent apporter de la plus-value à leur activité. C’est une agence sympathique, il y a une bonne ambiance mais on travaille quand même dur !

 

Mais ce n’est pas tout…

Oui, j’aime beaucoup entreprendre parce que j’ai lancé en parallèle Taste Buddies, une entreprise qui propose des tours culinaires pour découvrir Maurice autrement, avec mon partenaire Nicolas. Et j’ai lancé une troisième initiative qui s’appelle Small Step Matters, qui est une plateforme de crowdfunding à but non lucratif pour aider Maurice d’un point de vue social, environnemental, éducatif, sportif… J’ai eu l’idée du projet et  je suis allée voir plusieurs personnes pour m’aider à fonder la plateforme, puisque c’est une plateforme assez complexe. La banque MCB s’est associée, le groupe IBL… On est cinq partenaires au total.

Donc je suis très portée sur l’entrepreneuriat. Chez Beyond, on travaille d’ailleurs avec beaucoup d’entrepreneurs. C’est vraiment une thématique qui nous est chère, sur laquelle on comprend les enjeux et les challenges, mais aussi le plaisir que ça peut procurer. J’aime bien l’idée de lancer de nouveaux projets, à condition aussi d’avoir les bonnes personnes pour les gérer. J’ai lancé ces  trois projets mais c’est grâce aux personnes qui composent les équipes que ces entités fonctionnent aujourd’hui.

 

Entreprendre à Maurice plutôt qu’ailleurs, cela te tenait à cœur ?

Bien sûr, oui. Etant Mauricienne moi-même, mes racines étant ici, c’etait plus facile pour moi. Et puis il y a l’importance du réseau. Ça fait beaucoup, c’est grâce à ça aussi que j’ai réussi à avoir mes premiers clients.

 

Comment vois-tu l’avenir de Beyond ?

Un avenir « haut en couleurs » avec beaucoup de nouveaux projets et clients ! Bien sûr, on aimerait continuer à grandir, à apprendre, à s’améliorer, à avoir plus de collaborateurs… Pourquoi ne pas travailler sur d’autres marchés que le marché mauricien, à condition d’avoir les bonnes compétences et de trouver des clients à l’étranger.

 

L’entrepreneuriat à Maurice, c’est facile ?

Franchement, avec Beyond je n’ai eu aucun souci, ça s’est fait super vite ! C’était une entreprise de services, donc c’était assez facile. Pour Taste Buddies en revanche, on a eu plus de mal à mettre en place certains aspects administratifs.

J’aime bien l’entrepreneuriat à Maurice, il y a de nombreux jeunes qui viennent me voir, me parlent de leurs idées. Je suis quelqu’un d’assez opiniâtre donc si je pense qu’une idée n’est pas bonne je le dis, si je pense qu’une idée est top je le dis aussi évidemment ! J’essaie toujours de donner des conseils et d’aider les gens au mieux de mes capacités. Ce n’est peut-être pas assez valorisé, mais je pense qu’on est un pays d’entrepreneurs, dans l’âme du moins… Pour diverses raisons, certains n’arrivent pas à concrétiser leurs projets et ne parviennent pas à leurs fins. Il faudrait peut-être que les pouvoirs publics, mais aussi le secteur privé poussent davantage l’entrepreneuriat et accompagnent les jeunes dans leurs démarches.

 

C’est quoi la recette qui a fait que tes projets sont tous des succès ?

Il est quand même encore un peu tôt pour parler de « succès », laissons le temps au temps… Mais disons que les bons débuts de ces activités s’expliquent simplement parce que j’ai la chance de travailler avec des collaborateurs formidables ! Je travaille avec les bonnes personnes aux bons endroits. Et puis le sérieux, être vraiment engagé… Savoir être à l’écoute des besoins, aussi. Tu peux lancer un projet, mais si ton marché n’est pas prêt, s’il n’a pas envie de ton produit ou service, ça ne marche pas. C’est un cocktail de plein de choses qui font que ça marche. Rien de révolutionnaire !

Entreprendre c’est un doux rêve, mais derrière il faut pouvoir suivre pour mettre en place ses structures, et encore et toujours il faut avoir les bonnes personnes. Il ne suffit pas juste de monter une start-up un peu « Californian Dream », il faut le travail derrière ! C’est peut-être ça le problème aujourd’hui…

 

Une adresse mauricienne ou un bon plan à nous faire découvrir ?

Taste Buddies bien sûr ! C’est vraiment sympa à faire, même pour un Mauricien. On y explique la culture, l’histoire, d’où vient un plat ou un produit, de quel peuple…

Sinon, il y a le Domaine de Labourdonnais qui offre de nombreuses activités et où Beyond a la chance d’être implantée, ou encore l’Aventure du Sucre que j’aime beaucoup. Après, tout simplement se balader dans les rues de Port-Louis, Mahebourg afin d’en apprendre davantage sur notre histoire, et les cultures diverses qui influencent notre façon de vivre à l’ile Maurice !

Mieux vaut ne pas prendre de petit-déjeuner avant de partir à l’aventure avec Adrien, qui vous guide dans les rues de Port-Louis à la découverte des meilleures spécialités mauriciennes !

 

Devenir un bon serial entrepreneur, mode d’emploi : rester concentré, méthodique, garder son sang froid (ceci n’est pas une analogie avec les serial killers ?).

Rien de magique finalement : si Céline réussit tout ce qu’elle entreprend, c’est parce qu’elle a su garder les pieds sur terre… avec la juste dose de rêve mise dans des projets qui ont du sens ! Ça ressemble à la recette d’un bon cocktail, non ?

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[DOSSIER] Entrepreneuses à Maurice – #1 : Delphine, des voyages à l’entrepreneuriat

L’entrepreneuriat, ça motive. Les entrepreneuses, ça inspire. L’île Maurice, ça fait rêver. On a sorti le shaker, on a pris un peu de tout ça et on vous a concocté un cocktail de portraits frais et boostant ! Chaque semaine de septembre, on pose des questions à une entrepreneuse sur son parcours. Découvrez quatre femmes qui ont fait éclore leurs idées à Maurice, et tout ce qu’elles ont à nous apprendre !

 

En 2008, Delphine Taylor lance LexpressProperty, le 1er portail pour l’achat et la location immobilière à Maurice. Comme beaucoup de belles aventures entrepreneuriales, son projet est né d’une expérience de vie, et d’un besoin identifié au cours de ses voyages. Rapidement, LexpressProperty devient la référence de l’immobilier à l’île Maurice. Suivent LaCase.mu1er portail de décoration pour la maison, et Luxury Mauritius, 1er media spécialisé sur l’art de vivre le luxe à Maurice.
Chaque ligne de produit propose une offre bimédia (web + print), un concept novateur à l’époque à Maurice.
En 2017, suite à un rebranding, Property Finder Ltd devient Mediatiz.

Innovation et créativité sont les mots-clés de la stratégie de Delphine pour cibler des niches de marché encore non occupées à Maurice. Ses voyages et ses expériences à travers le monde, qu’elle nous a contés, lui ont permis de construire ses projets. Plongez dans son aventure !

 

Les 5 étapes clés de sa vie

1 – Le Japon

« Lors de ma 4ème année d’études en Commerce International, j’ai effectué un échange inter-universitaire au Japon, à Otaru University : 3 mois d’université et 3 mois de stage. Ce fut l’une de mes plus belles expériences d’étudiante. J’avais fait 2 ans de japonais mais mon niveau était encore très basique. Seule dans un pays, où quasiment personne ne parlait anglais ou français, où la culture était tellement différente de la mienne, j’ai appris à m’adapter et à accueillir les obstacles comme des expériences enrichissantes et grandissantes. »

 

2 – L’aventure

« Suite, à cela, j’ai attrapé le « virus des voyages »… et je suis partie faire un long voyage en backpacking, en Australie et en Asie. J’ai dû financer mon voyage au fil de l’eau ; travailler dans restos, des bars, des fermes, des supermarchés, des lodges… Ce fut l’aventure telle que l’on peut en rêver : dormir à la belle étoile dans l’Outback Australien, traverser l’Australie pendant 4 jours en road truck, descendre des rivières en kayak, vivre avec le minimum dans un sac de 15kg… C’est une expérience mémorable ! Mais surtout tellement de belles rencontres ! Des rencontres avec d’autres personnes d’horizons différents, mais aussi une rencontre avec moi-même car les moments d’aventure et de solitude permettent de se découvrir avant tout et de sortir de sa zone de confort. »

 

3 – Paris

« Les étapes clés de mes expériences professionnelles furent au départ à Paris. Pas un sou en poche en sortant de mon voyage en backpack, un ami m’héberge généreusement pendant un an. En 1998, la crise asiatique, pas de boulot dans mon domaine… J’accepte tout : babysitting, vendeuse chez un traiteur, call center… Et je suis finalement remarquée par l’un de mes clients de Call Center : Cisco Systems. Il me propose un poste en dessous de mes compétences et de mon niveau d’études : responsable de base de données. Peu motivée, j’accepte quand même car je veux y mettre un pied.

6 mois plus tard, je deviens Coordinatrice France du projet CRM (Customer Relationship Management) et je passe des certifications Siebel pour me spécialiser. Puis je suis débauchée par Lectra Systems pour un poste de Consultante CRM, puis Chef de Projet à l’international. Notre équipe a implémenté 35 filiales dans le monde. Travailler à l’international m’a permis non seulement de découvrir ces pays, mais aussi d’apprendre, à gérer un même projet avec 35 approches et méthodologies différentes… Challenging !

La leçon que j’en ai tiré : il ne faut pas avoir peur d’entrer par la « petite porte » et de se relever les manches. Tout ce que l’on apprend, quel que soit le poste, sera très utile pour la suite. L’ego doit être mis de côté car avec du travail, de la persévérance, des formations professionnelles et en respectant les autres, on peut y arriver ! »

 

4 – Le grand saut

« Et enfin, l’aventure « LexpressProperty » qui démarre en 2008 à Maurice, avec une amie dans ma chambre, pour devenir aujourd’hui une entreprise de 45 personnes (qui a été renommée Mediatiz). Je ne connaissais rien au web… C’est une idée qui m’est venue suite aux multiples déménagements dans ma vie, où j’ai dû consulter des portails immobiliers à l’étranger. C’est une expérience de vie qui a été à l’origine de cette compagnie, d’où l’importance de vivre des expériences avant de se lancer.

En 2009, le premier magazine LexpressProperty sort de chez l’imprimeur !

 

L’aventure d’entrepreneur est une aventure difficile qui demande beaucoup d’énergie, de créativité et de persévérance. Je n’avais pas réalisé ce qui m’attendait et les obstacles que j’allais rencontrer. Mais quelle belle aventure !

Ma plus grande satisfaction est de commencer sur une page blanche et de voir se concrétiser mon idée par la suite. Avant de créer, je fais beaucoup de benchmark, je lis beaucoup, je discute de mon idée avec mon entourage qui me challenge, j’adapte mon idée au marché et puis je me mets au travail en gardant comme ligne directrice le revenu potentiel et les coûts associés. C’est vraiment basique, mais malheureusement beaucoup d’entrepreneurs se plantent car ils oublient la raison d’être d’un business (sauf si celui-ci a un objectif social ou humanitaire évidemment).

Souvent de jeunes entrepreneurs me contactent pour me demander mon avis sur leur business, ils ont de belles idées et celles-ci peuvent sans conteste intéresser le consommateur final. La créativité des jeunes mauriciens et leur esprit d’entreprenariat m’impressionnent vraiment ! Cependant, ils me présentent souvent un business plan qui ne tient pas la route car ils n’y passent pas suffisamment de temps et ne sont pas toujours réalistes : ils pensent au produit avant de penser au business et aux coûts associés.

Le marché mauricien regorge de talents, il faut absolument accompagner ces jeunes et aussi faciliter le financement de start-up ! »

 

5 – Deuxième vie

« En 2015, j’ai fait le choix de vendre mes actions de la compagnie car ma priorité reste ma famille, avec mon mari et mes 3 enfants. Aujourd’hui je suis Consultante en Strategic Business Development, et cela me plait d’aider d’autres compagnies à regarder leur business sous un angle différent, créatif et avec objectivité. »

 

Une anecdote sur son aventure entrepreneuriale

« Quand j’ai lancé lexpressproperty, j’ai effectué une mini étude de marché auprès de 15 agences immobilières, avec mon PowerPoint comme présentation du site : 9 agences m’ont dit qu’elles n’allaient pas me suivre car elles n’y croyaient pas, 4 agences m’ont dit « peut-être » et une agence m’a dit oui immédiatement : ma mère qui gère l’agence Villa Vie. Je me suis tout de même lancée avec la conviction que j’allais y arriver, et j’ai bien fait de me jeter à l’eau !

Mais je ne savais pas l’effort et le travail acharné qui m’attendait… J’avais la chance d’avoir mon mari qui me soutenait ! Quand on se lance, il y a toujours un risque. Il faut évaluer ce risque et ses conséquences. Mais il faut surtout ne pas hésiter à consulter d’autres entrepreneurs qui peuvent challenger le projet. »

 

Un conseil pour réussir à Maurice

« Selon moi, il y a plus qu’une clé nécessaire pour réussir : avant tout, bien préparer son projet avant de demander à d’autres entrepreneurs ou businessman de challenger le business plan et le business model.

Puis, le financement évidemment qui peut se faire de différentes façons : j’ai choisi de m’associer à un partenaire stratégique de qualité, la Sentinelle. Un partenariat réussi est une clé qui peut être un facteur de boost exponentiel.

Et enfin, le facteur le plus important d’un business c’est son équipe. L’entrepreneur doit savoir s’entourer de personnes compétentes et dynamiques, et créer une ambiance de travail agréable. Quand on est heureux, on est plus performant. Avec une équipe de choc, tout est possible ! C’est d’ailleurs ce qui fait le succès de LexpressProperty (Mediatiz), aujourd’hui encore. »

 

Un « tip » personnel bonus ?

« Ce qui m’a apporté le plus, c’est le soutien et le support de ma famille, mes amis, de mon équipe. C’est l’amitié et l’amour des siens qui est le vrai « booster » de notre vie personnelle et professionnelle. Sachez bien vous entourer ! »

 

On ne sait pas vous, mais si on ne devait retenir qu’un mot de l’expérience de Delphine, ce serait rencontres. Les siennes ont forgé son parcours et déterminé son succès. Aujourd’hui, c’est elle qui les crée et elle continue d’en faire, pour que naissent toujours plus de nouveaux projets. La boucle est bouclée !

[INTERVIEW] Pawena : notre stagiaire à la première édition du Parlement National des Jeunes !

Après la Grande-Bretagne, le Pakistan et tant d’autres pays, c’était au tour de l’Assemblée Nationale de l’Île Maurice de lancer la première édition du Parlement National des Jeunes !

Ce forum vise à fournir une plateforme aux jeunes pour discuter des questions d’importance nationale et internationale dans un cadre parlementaire, pour développer un intérêt et une compréhension de l’histoire parlementaire, de l’étiquette et de la procédure.

Et devinez quoi ? Notre stagiaire Pawena, en troisième année d’école de commerce, a été sélectionnée pour y participer ! De retour de son programme d’échange à Lille en France, elle a rejoint notre équipe Jobissimo comme Consultante RH et Business Developer. Durant cette même période, elle se fait appeler pour un entretien afin de voir si elle a bien les qualités d’un futur membre parlementaire !

Les jeunes sélectionnés sont Mauriciens et sont âgés de 14 à 23 ans. Ils doivent par ailleurs bien maîtriser l’anglais et le français. Les participants élus sont passés par un entretien et ont dû aussitôt suivre une formation obligatoire de deux jours, organisée avec des tuteurs.

 

Quelques jours avant l’événement, les sélectionnés ont suivi des journées de préparation (on vous jure que c’est un truc sérieux !)


En quoi consiste le National Youth Parliament, Pawena ?

C’est une initiative du gouvernement mauricien qui souhaite promouvoir le dialogue autour de la politique, du développement du pays ainsi que de la gouvernance auprès des jeunes. C’est une simulation d’une Assemblée nationale, avec des participants qui jouent des rôles en tant que ministres ou membres de l’opposition, entre autres, pour débattre sur des thèmes très précis. C’est aussi un concours en soi-même. Les meilleurs membres du parlement auront la chance de représenter Maurice à l’International Youth Parliament de l’ONU !

Qu’est-ce qui t’a poussée à prendre part à ce forum ?

C’est la toute première édition du National Youth Parliament. Je n’aurais pas pu m’en passer ! Grâce au Parlement des Jeunes, les jeunes Mauriciens discuteront officiellement de l’avenir de leur pays, de leurs croyances et de la forme que devrait prendre leur société. J’ai été ancrée au sein des débats politiques qui se passent sur l’île dès mon très jeune âge. Chez moi, les sujets de conversation à table tournent beaucoup autour des sujets d’actualité locaux.

À 17 ans, j’ai pris part au Model United Nation étant que déléguée de la République de Cuba. Mais maintenant, pouvoir parler des mœurs mauriciennes sur une scène où les requêtes feront l’objet d’une grande considération par le gouvernement actuel est une opportunité en or de faire plus que de critiquer ou applaudir un système sur un blog ou à la radio !

Les jeunes se lancent dans ce programme afin de développer leurs compétences en matière d’art oratoire, de présentation, de leadership et de prise de décision. Ils développent aussi leur capacité à tisser des liens avec leurs concitoyens pour la réalisation d’objectifs communs dans l’intérêt du pays.

Pourquoi des formations obligatoires ?

Il est de la plus haute importance que les candidats comprennent l’étiquette du Parlement, sachent se respecter les uns les autres aussi bien que les opinions d’autrui, et sachent que le Parlement est apolitique.

C’est quoi vos thèmes de débats ?

La soixantaine de jeunes hommes et femmes choisis a décidé de débattre de 3 objectifs spécifiques des ODD (Objectifs de développement durable) : l’égalité des genres, le changement climatique et l’éducation de qualité. Les 17 ODD sont prescrits par l’ONU et Maurice est bien évidemment signataire de cette convention.

 

On vous laisse retrouver Pawena (ça se voit qu’on est fiers ?)

 

Au cours de ces journées de préparation, les jeunes Mauriciens ont donc participé à des ateliers de travail sur le team building, la rédaction des résolutions, les principes de diplomatie et de présentation. Ils ont rencontré les différents clercs de l’Assemblée nationale, l’équipe technique du Parlement ainsi que le « Sergent of Arms ». Ce dernier garde non seulement le sceptre qui représente le pouvoir de l’Assemblée, mais maintient aussi le décorum (règles à observer pour tenir son rang dans une bonne société) et le bon déroulement de la session.

Pour cette première édition, parmi les participants ont été élus un premier ministre et 24 ministres ainsi qu’un chef de l’opposition, un Speaker – celui qui préside l’assemblée, et deux « Whips » qui sont l’intermédiaire entre le gouvernement et l’opposition.

L’événement se tiendra à l’Assemblée nationale de l’île, au sein de la capitale mauricienne, du 2 au 3 août 2018.  En vue de la dynamique vertueuse de cet événement, l’Assemblée nationale compte bien réitérer l’aventure l’an prochain. En effet, le gouvernement souhaite faire de ce forum un rendez-vous annuel.

Avant même ces deux dates, le fonctionnement du Parlement Mauricien vu des coulisses est bel et bien intégré pour Pawena. Et elle en est ravie !

 

À lire également :

Le Premier Forum régional des énergies durables

Forum régional des énergies durables 2018 Île Maurice

En début de semaine dernière a eu lieu la première édition du forum régional des énergies durables. Ce Forum a été financé par l’Union Européenne à hauteur de 15 millions d’euros dans le cadre du programme ENERGIES de la COI (Commission de l’Océan Indien).

Actuellement, les îles de l’océan indien sont trop dépendantes des importations d’hydrocarbure comme le souligne Véronique Espitalier-Noël, chargée de mission à la COI. Pour autant, la région est riche en soleil, en vent et en biomasse. Par conséquent, le potentiel en énergies renouvelables et en efficacité énergétique est immense pour la région.

Ainsi du 28 au 30 mai 2018, pendant 3 jours, des professionnels du secteur privé comme public ont pu discuter des problématiques énergétiques de l’océan indien.

Les thématiques du forum étaient les suivantes : la gouvernance énergétique, l’intégration des énergies renouvelables et l’efficacité énergétique. Celles-ci ont été abordées à travers des conférences, tables rondes et ateliers sous forme de workshop.

Forum régional des énergies durables – Conférence

Pour l’occasion, des représentants de la Réunion, de Madagascar, de l’île Maurice, des Comores et des Seychelles ont fait le déplacement. De plus, plusieurs exposants étaient présents dans le but d’interagir et créer d’éventuels partenariats. Puisque le forum avait aussi pour vocation la mise en réseau et le développement du BtoB avec les entreprises régionales du secteur.

Cet événement s’est tenu à l’hôtel Ravenala Attitude à Balaclava dans le nord de l’île Maurice. Ainsi, les participants ont pu échanger dans un cadre approprié, avec un mobilier spécialement conçut pour l’occasion.

Forum régional des énergies durables   Mobilier forum régional des énergies durbales 2018

En outre, de nombreux intervenants et exposants se sont rendus à cette première édition du forum régional des énergies durables. A ce titre et en vue de la dynamique vertueuse de cet événement, la COI compte bien réitérer l’opération l’an prochain.

En effet, la Commission de l’Océan Indien souhaite faire de ce forum un rendez-vous annuel.

#sustainablenergyforum2018

Retour sur le forum en image :

 

A lire également >>  Île Maurice : Un contexte économique favorable 

 

 

3 bonnes raisons de faire son stage à Maurice selon Marine, Business Manager chez MeetYourJob

Faire son stage à l’étranger c’est toujours une bonne idée, mais pour quelles raisons venir faire son stage à l’Ile Maurice ? Nous avons posé la question à Marine, Business Manager chez MeetYourJob. Elle nous dit tout !

1 – Pour le contexte  économique

C’EST LE BOOM !

L’Île Maurice jouit d’une économie en plein essor, avec de belles opportunités à saisir !
Effectivement, d’un modèle de culture mono-agricole, l’île s’est tournée dans les 20 dernières années vers une économie diversifiée fondée sur le savoir et axée sur l’innovation, le tout soutenu par un large éventail d’activités. De ce fait, les start-ups foisonnent et les entreprises recrutent. C’est pour cette raison que l’Île Maurice se positionne comme le futur Singapour de l’Afrique !

2 – Pour la culture

UN MELTING-POT DE CULTURES

L’Île Maurice a connu une histoire coloniale mouvementée qui a créé un véritable melting-pot de civilisations, faisant que de nombreuses cultures se côtoient. Plus de la moitié de la population mauricienne est indienne, l’autre majorité est créole, puis viennent ensuite les franco-mauriciens, les chinois etc…

Ce mélange de cultures au sein de l’Île Maurice constitue une réelle leçon de vie car les habitants de divers horizons culturels cohabitent très facilement.

3- C’est une destination rêvée

ÇA BOUGE ! 

Joyau de l’Océan Indien, l’Île Maurice a une richesse culturelle rare, des plages sublimes, un tourisme vert qui ne cesse de se développer, une scène artistique en pleine expansion et des activités sportives variées… Vous trouverez forcément de quoi vous divertir.

C’EST PRATIQUE !

Au carrefour de l’Afrique, de l’Asie et de l’Europe, l’Île Maurice est une destination accessible. Il y a très peu de décalage horaire avec l’Europe et le climat y est agréable toute l’année. De plus, vous pourrez vous exprimer en français, améliorer votre anglais ou apprendre le créole !

What else ?

 

 

Ile Maurice : un contexte économique favorable

Située dans la région Sud-Ouest de l’océan Indien, l’île Maurice est au cœur du « triangle d’or». En effet, elle relie l’Asie, l’Afrique et l’Australie.

La richesse de son histoire, du brassage de ses cultures et de ses paysages fait de l’île une destination touristique incontournable.

Outre l’activité touristique, l’île Maurice a connu au fil des années différents succès économiques : la culture de la canne à sucre, le textile, la zone franche industrielle d’exportation. Sa volonté de s’ouvrir au monde a poussé le pays à diversifier son économie en s’orientant vers le global business, les technologies de l’information, le port franc et les résidences de luxe destinées à accueillir les investisseurs étrangers.

 

MEILLEUR PAYS AFRICAIN DANS LE CLASSEMENT DOING BUSINESS 2017

L’île Maurice se positionne comme premier pays du continent noir dans le classement «Doing Business 2017» de la Banque Mondiale (Score DTF 72,27).

Pour commencer, depuis 1969, Maurice a engrangé un taux de croissance annuel moyen de 5,3 %. Aussi, son PIB a plus que doublé au cours des dix dernières années. C’est pourquoi ces exploits lui ont valu le surnom de “Petit dragon de l’océan Indien ». C’est pour cette raison qu’aujourd’hui, le caillou volcanique est reconnu dans le monde entier comme une destination d’investissement de premier plan.

LES CENTRES D’AFFAIRES

Entre mer et montagne, Port-Louis, la capitale, aspire à devenir une place mondiale où cohabitent paisiblement les vestiges coloniaux,
le vieux marché aux épices et aux poissons, ainsi que le centre d’affaire. Aussi, l’intérêt du pays pour les nouvelles technologies s’est traduit par la construction d’une cyber-cité à Ébène.

Outre la cyber-cité, Ébène abrite également un centre financier, un centre de formation et d’éducation, un hôtel d’affaires, un pôle administratif etc… De ce fait, ce qui était auparavant un paysage agricole est devenu le symbole de la nouvelle économie mauricienne.

 

LES SECTEURS D’ACTIVITES PORTEURS

• Services financiers (offshore banking)
• Immobilier de luxe
• Nouvelles technologies
• Tourisme haut de gamme, éco-tourisme
• Marine et transports maritimes
• Services de délocalisation
• Agro-industrie
• Médical et paramédical

SPIN – Le serious game des entrepreneurs de l’Ile Maurice

.Qu’est-ce que la SPIN ?

La SPIN (fondée en 2016 par Stagissimo) a pour objectif de promouvoir l’entrepreneuriat, l’innovation et l’interaction entre divers réseaux d’entrepreneurs. Située à l’Île Maurice, elle propose des événements ludiques et créatifs.

Ce concept s’inspire des studios de création de business innovant qui ont vu le jour en France depuis quelques années. Des structures qui s’appuient sur un collectif d’entrepreneurs, de makers et d’entreprises et qui identifient des opportunités ciblées, en assemblant des écosystèmes dédiés pour imaginer des réponses pertinentes et globales à des défis de transformation.

La Méthode SPIN est une méthode de Serious Gaming. Elle permet une approche divertissante, tactile et expérientielle au service de l’apprentissage. Mis en équipe de 4 à 6, les participants effectuent une série d’activités chronométrées, intitulés sprint. Elles permettent aux participants d’atteindre l’objectif fixé pour l’évènement. Les objectifs varient de la création d’une idée d’entreprise à la préparation du pitch parfait. La Méthode SPIN est basée sur le concept de l’agilité et du design thinking, et propose des outils et des sprints qui introduisent ces concepts aux participants.

Ainsi, la SPIN prépare les entrepreneurs à un mode de réflexion en questionnement et en réévaluations constantes. Cela les prépare à intégrer un incubateur.

La SPIN est un facilitateur pour promouvoir l’entrepreneuriat, l’innovation et l’interaction entre divers réseaux d’entrepreneurs à Maurice. Elle devient la référence auprès des entrepreneurs et des incubateurs comme un tiers de confiance qui intervient en pré-incubation pour faciliter la mise en confiance des entrepreneurs, et permettre aux incubateurs de Maurice de se faire connaître.

La Méthode SPIN

La SPIN est avant tout un outil d’innovation qui permet de :

1 – Générer de nouvelles idées d’entreprises, ou de nouvelles innovations d’usage, de modèle économique, ou de processus.

2 – Promouvoir la collaboration et combattre l’isolement souvent handicapant des entrepreneurs.

3 – Préparer les futurs entrepreneurs à entrer dans des incubateurs en les habituant au partage d’idées, et en véhiculant le message que l’idée ne vaut pas grand-chose sans un suivi à travers une exécution bien encadrée et pertinente. Ceci afin d’éviter des erreurs de parcours qui peuvent coûter très cher à un entrepreneur.

L’Equipe SPIN

La SPIN est portée par une équipe d’entrepreneurs jeunes et dynamiques. Parmi eux, Karen Yvon, qui a reçu le prix de Startupper de l’Année 2016 dans un concours organisé par Total Mauritius. La SPIN est soutenue par Stagissimo, une start-up mauricienne de placement de stagiaires venant majoritairement d’universités et d’écoles de commerce françaises. Cette collaboration permet d’avoir continuellement des idées et des concepts nouveaux qui nourrissent la méthode SPIN.

La dernière édition a eu lieu le 22 novembre 2017

Dans le cadre de leurs évènements privés, l’équipe SPIN a organisé pour le compte d’IBL, une soirée d’innovation le 22 novembre 2017. Appelée TILT, cette soirée portée sur l’innovation par les valeurs utilise une méthodologie dont les règles sont axées sur l’échange et la collaboration. IBL a à cœur de faire interagir ses collaborateurs avec des influenceurs de l’écosystème entrepreneurial Mauricien.